Renault: «La direction devra en tirer toutes les conséquences», affirme Christine Lagarde

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La direction et le conseil d'administration de Renault devront «tirer toutes les conséquences» après le scandale de la fausse affaire d'espionnage, a déclaré vendredi la ministre de l'Economie Christine Lagarde, qui n'a toutefois pas appelé clairement à la démission de membres de la direction.

«Il faudra bien entendu d'abord que la direction et puis le conseil d'administration, au sein duquel l'Etat est représenté, tirent toutes les conséquences de l'analyse des responsabilités» au sein du constructeur automobile français, a expliqué la ministre sur Europe 1.

Démission

Interrogée sur d'éventuelles démissions au sein de la direction, elle a seulement rappelé que Patrick Pélata, directeur général de Renault, avait annoncé publiquement qu'il tirerait «lui-même les responsabilités, y compris en ce qui concerne sa personne.» Le comportement de Patrick Pélata a été «parfaitement responsable et digne», a-t-elle ajouté.

«Je veux d'abord que réparation soit faite et que réintégration soit proposée», a-t-elle expliqué, car des salariés avaient été «victimes» dans cette affaire. Elle a également souhaité que «la lumière soit faite sur la chaîne des responsabilités sur les raisons» qui ont conduit Renault dans cette «histoire absolument rocambolesque».

Un audit approfondi doit être mené par le comité d'audit de Renault, «avec l'appui d'un tiers externe» qui n'a pas encore été choisi, selon des sources proches du dossier pour comprendre ce qui s'est passé, a déjà annoncé le groupe.

Carlos Ghosn et Patrick Pélata se sont par ailleurs engagés à recevoir personnellement les trois cadres accusés à tort. Un quatrième homme pourrait s'y ajouter. Philippe Clogenson, ex-cadre de Renault licencié en 2009 après des accusations anonymes, demande lui aussi «réparation» au constructeur.