Affaire Renault: Lagarde et Besson veulent en tirer les leçons

ESPIONNAGE Ils ont reçu jeudi Carlos Ghosn...

E.M.

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Le siege de Renault a Boulogne Billancourt. Boulogne Billancourt, Le 3 janvier 2011.
Le siege de Renault a Boulogne Billancourt. Boulogne Billancourt, Le 3 janvier 2011. — DURAND FLORENCE/SIPA

La ministre de l’Economie, Christine Lagarde, et le ministre de l’Industrie, Eric Besson, ont reçu jeudi  le PDG de Renault, Carlos Ghosn. Officiellement pour parler de la stratégie du constructeur.  Mais les deux ministres sont aussi revenus sur le fiasco autour de l’affaire présumée d’espionnage industriel.

>> De l’affaire d’espionnage industriel à l’escroquerie, lire le rappel des faits de 20minutes.fr

Excuses et réparation

Lundi soir, Carlos Ghosn a présenté ses excuses aux trois cadres licenciés et leur a promis réparation. Il a aussi annoncé qu’il renonçait à ses bonus et bénéfices sur stock-options au titre de l’exercice 2011.

Le gouvernement avait martelé mardi que l’affaire n’était cependant pas terminée et qu’il fallait comprendre comment le groupe avait pu en arriver là.

Leçons

Christine Lagarde et Eric Besson ont donc rappelé «qu’à la demande de l’Etat et du conseil d’administration un audit approfondi était diligenté sous la responsabilité du comité d’audit pour identifier l’origine des dysfonctionnements récemment observés au sein de l’entreprise».

«Les ministres ont souligné qu’ils veilleraient à ce que les conséquences en soient tirées tant en termes de réformes d’organisation qu’en termes de responsabilités individuelles, et ceci au vu des résultats de l’audit, poursuit le communiqué.

Démission

Carlos Ghosn a exclu lundi sa démission ou celle du numéro 2, Patrick Peleta. Elle est pourtant réclamée par les syndicats ainsi que par le secrétaire national de l’UMP, Dominique Paillé.

«Carlos Ghosn a ridiculisé une entreprise par sa gouvernance, par le fait qu’il ait accordé du crédit à des pseudo-pieds nickelés qu’il avait visiblement, d’une manière ou d’une autre, indirectement ou directement, mis en selle», a-t-il déclaré jeudi sur BFM Business. «Je pense que la seule solution pour que l’honneur de Renault soit sauf et que celui de Carlos Ghosn ne souffre pas, c’est qu’il démissionne», a-t-il ajouté.