Le tourisme responsable fait son chemin petit à petit

DELPHINE BANCAUD

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Des séjours qui ne sont pas si chers.
Des séjours qui ne sont pas si chers. — CHAMUSSY/SIPA

S'envoler pour Madagascar à la découverte de la faune et de la flore, découvrir le temps d'un week-end le charme d'un éco-gîte, séjourner chez l'habitant au cœur d'un village argentin, participer à un projet de développement en Amazonie… Le tourisme responsable sera à l'honneur au Mondial du tourisme, qui démarre aujourd'hui (lire encadré), car pour la première fois, un pôle spécifique lui sera dédié.

15 % des Français

l'ont expérimenté
« Nous avons décidé de mettre en valeur cette forme de tourisme, qui intéresse de plus en plus de Français, même si 15 % d'entre eux environ l'ont déjà expérimenté », explique Marianne Chandernagor, directrice du Mondial. Un avis partagé par Yves Bontoux, enseignant en stratégie et marketing touristique à l'ESC Chambéry : « De plus en plus de Français sont lassés par la “disneylandisation” du tourisme et cherchent à découvrir la vraie identité du pays qu'ils visitent. Ils sont aussi plus sensibles à l'impact du tourisme sur l'environnement et souhaitent que leurs dépenses sur place profitent davantage aux populations locales. » Et contrairement aux idées reçues, ce type de séjour n'est pas hors de prix, comme l'explique Gilbert Moukheiber, du tour-opérateur 33north : « Pour une semaine de randonnée au Liban, avec hébergement chez l'habitant, il faut compter entre 700 et 900 € en rajoutant le prix du vol. » Pour se repérer dans l'offre, les voyageurs peuvent aussi se référer à la certification ATR (Agir pour un tourisme responsable), en vigueur depuis 2007, qu'ont déjà obtenue treize voyagistes. Un bon début.

pRATIQUE

Le Mondial du tourisme ouvre ses portes aujourd'hui et jusqu'à dimanche, au Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris. Plus d'infos sur : lemondeaparis.com.