Deux millions d'euros pour chacun des cadres licenciés par Renault ?

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Carlos Ghosn, le PDG de Renault.
Carlos Ghosn, le PDG de Renault. — Y. NAKAO / REUTERS

Après ses excuses officielles, Renault va devoir sortir le carnet de chèques pour dédommager ses cadres évincés en janvier dernier. Selon Le Parisien, « la base de négociation » entre la firme et ses anciens employés serait de deux millions d'euros par personne.
Un montant minimum, puisque l'entreprise a déjà « provisionné » douze millions d'euros pour les remboursements futurs. « Vu l'ampleur de l'affaire et l'importance du préjudice subi par ces hommes jetés en pâture sur la scène internationale, il va falloir ajouter beaucoup de zéros à ce qui se négocie habituellement », a précisé Me Thibault de Montbrial, avocat de l'un des trois cadres. Le défenseur d'un autre de ces cadres confirme dans Le Parisien : « Cinq millions d'euros, ce serait acceptable ».
Le syndicat CGT a vivement réagi, jugeant « inadmissible » que ce soit l'entreprise « et donc les salariés, qui paient les fautes commises par leurs dirigeants ». Carlos Ghosn, le patron de Renault, avait annoncé lundi qu'il renonçait à son bonus annuel de 1,6 million d'euros.T. S.

comptes en suisse

Selon Le Canard enchaîné, les enquêteurs ont trouvé un compte en Suisse. Il n'appartient pas à l'un des cadres licenciés, mais à Dominique Gevrey, n° 2 du service de sécurité de Renault. Soupçonné d'escroquerie en bande organisée, il a été incarcéré.