Areva et EDF se mobilisent pour aider le Japon

NUCLÉAIRE lles envoient du matériel et des équipes sur place...

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La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, le PDG d'EDF, Henri Proglio et la ministre de l'Economie, Chritsine Lagarde, lors de la visite de l'usine de Flamanville en novembre 2009.
La présidente d'Areva, Anne Lauvergeon, le PDG d'EDF, Henri Proglio et la ministre de l'Economie, Chritsine Lagarde, lors de la visite de l'usine de Flamanville en novembre 2009. — CHAMUSSY/SIPA

Les deux géants français du nucléaire se mobilisent pour aider les Japonais. Areva a affrété mercredi un avion qui partira «dès que possible» pour le Japon avec du matériel de protection. EDF, de son côté, se prépare à envoyer équipes et matériel pour faire face à la menace nucléaire.

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Masques de protection

L'avion affrété par Areva décollera «avec à son bord 3.000 masques de protection avec cartouches aérosols, 10.000 combinaisons et 20.000 paires de gants. Cet avion transportera aussi 100 tonnes d’acide borique, un absorbeur de neutrons, mises à disposition par EDF», indique le groupe dans un communiqué.

Les secouristes français qui sont partis en début de semaine au Japon ont embarqué avec du «matériel de mesure de la radioactivité fourni par la société Canberra», une filiale d’Areva, explique-t-il également. «Du matériel, disponible dans les bureaux d’Areva à Tokyo, est déjà mis à la disposition des équipes de sécurité japonaises».

Assistance

EDF se prépare également à envoyer des «équipes» et du «matériel» au Japon pour aider la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite la centrale nucléaire accidentée de Fukushima 1, a déclaré mercredi le PDG de l'entreprise, Henri Proglio, sur la radio RTL.

«On a des contacts quotidiens avec l'opérateur Tepco de manière à faire en sorte de leur proposer notre aide, sous forme d'"envoi de matériel qui a été identifié et qui est prêt à être expédié», a-t-il dit. Il s'agit de «robots», de «systèmes de détection» et de «l'ensemble des équipements nécessaires en matière radioactive».

«Nous avons également des équipes qui sont prêtes à leur prêter main forte», a ajouté le patron d'EDF, qui a souligné l'expertise de son groupe et son «retour d'expérience».

Le tsunami qui a suivi le séisme au Japon vendredi a mis hors d'usage les circuits de refroidissement des réacteurs de la centrale de Fukushima 1, dans le nord-est de l'archipel, où les autorités nipponnes luttent pour empêcher une catastrophe nucléaire majeure. «Nous sommes dans l'urgence absolue» à la centrale nucléaire de Fukushima 1, a estimé mercredi la présidente d'Areva Anne Lauvergeon, jugeant que la situation devenait «extrêmement difficile».