Interdire les déficits dans la Constitution: une «opération de communication» pour le PS

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Le PS se dit mercredi "opposé" à la proposition de Nicolas Sarkozy d'inscrire dans la Constitution une règle de limitation du déficit public, voyant dans ce projet une «opération de communication» alors qu'il faudrait une «réelle volonté politique».

Communication

«Le Parti socialiste est opposé à ce projet qui n’est rien d’autre qu’une opération de communication. Il ne fera pas oublier la responsabilité écrasante de la droite dans la dégradation des comptes publics et l’inefficacité des politiques menées, qui n’ont fait que démanteler les services publics, ralentir la croissance et exploser les inégalités», jugent dans un communiqué Michel Sapin, secrétaire national du PS à l'économie, et Pierre-Alain Muet, secrétaire national président du Conseil d'analyse économique du parti.

Pour les socialistes, «la réduction des déficits publics demande non pas une règle constitutionnelle mais une réelle volonté politique aujourd’hui absente».

Bonne conduite

«Voilà un président de la République et un gouvernement qui n'ont respecté aucune des règles de bonne conduite de la politique économique et qui prétendent inscrire dans la Constitution pour leurs successeurs des obligations qu’ils ont violées tous les jours», déplore le PS.

«Cette initiative du président de la République ne nous fera pas oublier la responsabilité de la majorité de droite dans l’explosion des déficits publics et de la dette. Jamais depuis 1945 un gouvernement n’avait autant dégradé les comptes publics».

«La crise n’explique que le tiers de la hausse du déficit depuis 2002, le reste étant imputable à la politique de la droite et particulièrement aux mesures fiscales prises depuis 2007 : exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires, baisse de la TVA dans la restauration, bouclier fiscal, allègement des droits de succession. Autant de mesures qui ont durablement amputé les recettes fiscales», fait valoir le PS.