La pression s'accentue sur le PDG de Renault

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Renault n'est pas tiré d'affaire. Malgré les excuses publiques à ses trois cadres accusés à tort d'espionnage, le gouvernement et l'opposition maintiennent la pression sur le groupe automobile français. Hier, la patronne du PS Martine Aubry a appelé à la démission du PDG de Renault : « Quand un salarié fait une faute dans une entreprise, il n'a pas à s'excuser, il est dehors. Carlos Ghosn devrait en tirer un peu plus de conséquences. » Moins direct, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a lui aussi appelé le constructeur à tirer « toutes les conséquences d'un amateurisme invraisemblable ». Aucun des dirigeants de Renault n'a démissionné malgré le fiasco de cette fausse histoire d'espionnage, rendue publique début janvier, mais qui s'est retournée contre un groupe. L'enquête judiciaire se poursuit toujours. « Les vrais coupables restent à identifier », estime le ministre de l'Industrie, Eric Besson.