Le gouvernement veut tirer les leçons du fiasco chez Renault

INDUSTRIE Carlos Ghosn a fait lundi son mea culpa....

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L'Assemblée a adopté dans la douleur mercredi soir le projet de Budget 2011, marqué par la volonté du gouvernement de ramener coûte que coûte le déficit de l'Etat de 152 à moins de 92 milliards d'euros en un an, en attendant la réforme fiscale du printemps prochain.
L'Assemblée a adopté dans la douleur mercredi soir le projet de Budget 2011, marqué par la volonté du gouvernement de ramener coûte que coûte le déficit de l'Etat de 152 à moins de 92 milliards d'euros en un an, en attendant la réforme fiscale du printemps prochain. — Lionel Bonaventure AFP

L'affaire Renault n'est pas terminée. «L'amateurisme invraisemblable» fait qu'«on ne pourra pas laisser cela sans suite» même si la démission du PDG Carlos Ghosn n'est «pas le sujet aujourd'hui», a déclaré mardi le porte-parole du gouvernement François Baroin sur LCI.

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Audit de Renault

Sur RTL, le ministre de l'Industrie Eric Besson a affirmé un peu plus tôt que les excuses publiques de Carlos Ghosn ne marquaient pas «la fin de cette histoire», et indiqué attendre les résultats d'un audit interne sur cette affaire.

«Il faudra tirer en tous cas - la démission ce n'est pas le sujet aujourd'hui - toutes les conséquences de l'amateurisme invraisemblable et de l'indignité avec la charge contre des hommes qui sont aujourd'hui réhabilités au (journal de) 20h de TF1», a déclaré François Baroin. «On ne pourra pas laisser ça sans suite», a-t-il poursuivi.

Etat actionnaire

L'Etat est le premier actionnaire de Renault, dont il détient 15% du capital.

«Je trouve anormal qu'une immense entreprise comme celle-ci ait basculé dans un amateurisme et une affaire de bibi-fricotin et de barbouze de troisième division», a-t-il ajouté en estimant que la décision de Carlos Ghosn de renoncer à ses bonus et stock-options était «la moindre des choses».

Le constructeur automobile a reconnu lundi par la voix de Carlos Ghosn que l'affaire d'espionnage qui secouait le groupe était probablement montée de toutes pièces et innocenté les trois cadres accusés «à tort» en leur promettant «réparation».