La Bourse de Paris termine sous les 4.000 points, pétrole et Grèce pèsent

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La Bourse de Paris a terminé lundi en baisse de 0,74%, sous les 4.000 points, grippée par l'envolée persistante des cours du pétrole et les incertitudes sur les dettes souveraines de certains Etats de la zone euro comme la Grèce.

L'indice vedette a cédé 29,80 points à 3.990,41 points, repassant sous les 4.000 points pour la première fois depuis fin janvier, dans un volume d'échanges peu étoffé de 3,491 milliards d'euros.

Un même pessimisme a soufflé sur les autres places européennes. Londres a cédé 0,28%, Francfort 0,24% et l'Eurostoxx 50 0,59%.

"Alors que les marchés américains bénéficient de la faiblesse du dollar qui dope leurs exportations, nous subissons davantage en Europe les tensions géopolitiques au Moyen-Orient", a résumé Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.

Les forces loyales au numéro un libyen Mouammar Kadhafi ont continué leurs raids lundi à Ras Lanouf, poste avancé de la rébellion dans l'est du pays.

Face à ces tensions, le pétrole a poursuivi son envolée caracolant à des niveaux inédits depuis septembre 2008 à près de 106 dollars le baril à New York.

La thématique de la crise de la dette souveraine en zone euro revenait également au coeur des préoccupations des investisseurs, selon M. de Villepion.

A quelques jours du sommet européen du 11 mars, crucial pour l'avenir de l'euro, l'agence de notation financière Moody's a fait pression sur les gouvernements européens, abaissant la notation souveraine de la Grèce (à B1 contre Ba1 auparavant), en raison des difficultés économiques persistantes dans le pays et du risque de restructuration de sa dette après 2013.

Du côté des valeurs, LVMH a gagné 1,26% à 112,95 euros après l'annonce d'une entrée du groupe français de luxe dans le capital du joaillier italien Bulgari.

Les valeurs financières ont tiré la cote vers le bas alors qu'une troisième série de tests de résistance sur les banques européennes a démarré vendredi sans toutefois que soient dévoilés les critères retenus pour ce processus.

Société Générale a enregistré la plus forte baisse de l'indice phare de la place parisienne (-2,03% à 46,55 euros). BNP Paribas a cédé 1,84% à 52,23 euros et Crédit Agricole 1,70% à 11,78 euros.

Le secteur des technologies est resté bien orienté n'étant "pas affecté par la hausse des matières premières et du pétrole", a souligné M. de Villepion.

Alcatel-Lucent a signé la plus belle hausse du CAC 40, s'adjugeant 4,04% à 3,83 euros. De leur côté, Cap Gemini a pris 1,72% à 42,02 euros et STMicroelectronics 1,36% à 9,45 euros.

Sanofi-Aventis a reculé de 1,21% à 50,48 euros après avoir annoncé la modification de son offre sur Genzyme et sa prolongation jusqu'au 1er avril.

  1. Euronext (CAC 40)