Toy story 3, le film d'animation le plus rentable de l'histoire

© 2011 AFP

— 

Plus d’un milliard de dollars de recettes dans le monde. Toy story 3, dernier bijou des studios Pixar et lauréat dimanche de l'Oscar du meilleur film d'animation, est aussi devenu le dessin animé le plus profitable de l'histoire du cinéma, en dépassant le milliard de dollars de recettes dans le monde.

Rien ne semble pouvoir arrêter le succès du prestigieux studio d'animation numérique -- fondé par Steve Jobs et racheté en 2006 par Disney -- qui remporte l'Oscar du film d'animation pour la quatrième année consécutive, après Ratatouille (2008), Wall-E (2009) et Là-haut (2010).

Conflit avec Disney

Le défi était pourtant de taille, pour Pixar. Les dernières aventures de Buzz l'éclair, du cow-boy Woody et de leurs amis remontaient en effet à 1999 (Toy story 2) et rien ne disait que le public serait au rendez-vous après une si longue absence -- inhabituelle pour une franchise à succès. Pixar avait bien tenté de surfer plus rapidement sur le triomphe des deux premiers opus, mais la mise en production du troisième volet avait été rendue impossible par la brouille financière entre Pixar et Disney, lorsque ce dernier n'était encore que le distributeur du premier.

Ce n'est que lorsque le studio de Mickey eut racheté son concurrent que le projet d'un nouveau Toy story put être lancé. Encore fallait-il trouver une histoire qui puisse s'accomoder des onze années écoulée depuis Toy story 2. Le chef de la création de Pixar, John Lasseter (réalisateur des deux premiers Toy story, de Cars et de 1001 pattes) a alors réuni ses équipes dans un endroit reculé de Californie, et c'est pendant cette retraite qu'est née l'idée de confronter les jouets... au temps qui passe.

C'est ainsi qu'on retrouve Andy, l'enfant des premiers épisodes, avec onze ans de plus, sur le point de quitter la maison familiale pour sa chambre d'université, et sommé par sa mère de se débarrasser de ses jouets. Ces derniers, blessés de se retrouver délaissés et bons pour la poubelle, font tout pour qu'Andy les emmène avec eux, sans succès. En quête d'un toit accueillant -- et d'enfants avec qui jouer --, ils atterrissent dans une maternelle qui, sous ses airs de paradis, va s'avérer un véritable enfer.

Le scénario, signé Michael Arndt (auteur du succès indépendant «Little miss sunshine») contient tous les ingrédients qui ont fait le succès et la patte de Pixar: humour, émotion, second degré et une capacité à aborder l'air de rien des thèmes sérieux qui assurent à ses films un public multi-générationnel. Le prochain film des studios Pixar, Cars 2, réalisé par John Lasseter, sera sur les écrans cet été.