Nouvelle-Zélande: La catastrophe pourrait coûter plus de 6 milliards d'euros

CATASTROPHE De premières estimations ont déjà été réalisées...

Thibaut Schepman

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Un immeuble est effondré sur des véhicules en stationnement après le séisme de magnitude 6,3 à Christchurch, Nouvelle-Zélande, le 22 février 2011.
Un immeuble est effondré sur des véhicules en stationnement après le séisme de magnitude 6,3 à Christchurch, Nouvelle-Zélande, le 22 février 2011. — L. MCMILLAN / AFP

Le puissant séisme qui a frappé mardi la Nouvelle-Zélande, faisant au moins 75 morts, aura de lourdes conséquences économiques. Les ravages à Christchurch, la deuxième ville du pays, pourraient coûter entre 5 et 11, 5 milliards de dollars néo-zélandais, soit entre 2,7 et 6,1 milliards d’euros, estime mercredi AIR Worldwide, une société spécialisée dans les coûts des catastrophes pour les assurances.

Infrastructures détruites

La société reconnait bien sûr que «le tremblement de terre est très récent» et que «l'évaluation des dégâts ne fait que commencer». Mais elle a réalisé de premières estimations pour cette ville de 375.000 habitants, en grande partie détruite. L'intégralité l’intégralité de son centre d’affaires a été ravagé et dans les banlieues et villes environnantes, de nombreuses routes et ponts sont détruits et les terrains sont dégradés ou affaissés.

Elle chiffre donc déjà les «dommages physiques à la propriété (résidentielle, commerciale et industrielle)» et les pertes d'exploitation mais pas les pertes de biens non assurés ou mobiliers, ni les conséquences indirectes de la catastrophe comme l’augmentation des coûts de travail et de biens de construction.