Vers une hausse de 5% des prix du gaz?

ÉCONOMIE a CLCV parle de «non sens économique»...

E.M.

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Une gazinière photographiée à Paris, le 29 mai 2007.
Une gazinière photographiée à Paris, le 29 mai 2007. — AFP PHOTO ERIC PIERMONT

Et une hausse de plus. Le prix du gaz devrait augmenter entre 4,8% et 5,2% à compter du 1er avril prochain, et affecter ainsi les factures de 10,8 millions de clients, indique Le Figaro ce mardi. Le tarif avait été gelé le 1er janvier dernier par le gouvernement après un cycle de hausse en 2010.

Annonce le 1er mars

Cependant, ce mardi matin sur RTL, le ministre de l'Energie, Eric Besson, n'a pas confirmé l'augmentation, se contentant de dire qu'un tel projet était à l'étude et qu'une annonce serait faite «dans les semaines qui viennent». Des sources ministérielles ont indiqué mardi à Reuters que la hausse sera annoncée le 1er mars prochain. Mais le chiffre de 5% est pour l'instant «prématuré».

GDF Suez avait annoncé fin août dernier la mise en place d'un nouveau mode de calcul des tarifs du gaz en France, destiné à mieux prendre en compte les prix de marché et qui devait être appliqué à partir du 1er janvier 2011. La mise en place de ce nouveau mode de calcul des tarifs faisait suite au constat d'un découplage sur les marchés entre les prix du pétrole et du gaz naturel. Ces derniers avaient fortement baissé en raison des effets combinés de la crise et des surcapacités au niveau mondial.

La hausse des tarifs réglementés du gaz qui s'annonce n'est donc «pas une surprise. Les prix de cette énergie découlent directement des cours du pétrole. Or, le prix du brut s'est installé depuis plusieurs semaines au-dessus de la barre des 100 dollars», précise l'article.

«Non sens économique»

Mais pour Thierry Saniez, président de l'association de consommateurs CLCV, cette augmentation serait «un non sens économique».

«Les prix du gaz sur les marchés ont beaucoup baissé ces dernières années car l’offre a augmenté et plusieurs mesures ont été prises pour fluidifier les échanges. Pourtant, le consommateur français n’en profite pas! Les contrats à long terme de GDF Suez sont toujours en partie indexés sur les cours du baril. Mais les deux matières premières n’ont rien à voir: le pétrole se raréfie tandis que nous avons aujourd’hui des réserves de gaz pour 150 ans»,  explique-t-il à 20minutes.fr.