Sarkozy pour la suppression de l'ISF, comme les socialistes allemands et espagnols

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Nicolas Sarkozy s'est montré favorable à la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), comme l'ont fait "les socialistes allemands et espagnols", mardi lors d'un déplacement à Montmirail (Marne) sur le thème de la réindustrialisation des territoires.

"L'ISF été supprimé partout en Europe, il a été supprimé par les socialistes allemands en Allemagne et par les socialistes espagnols en Espagne", a argué le président de la République.

Selon lui, "ce que les socialistes ont compris en Europe - pas en France - peut-être que la droite et le centre français peuvent le comprendre aussi. Ce n'est pas absurde", a-t-il ajouté.

"Je sais bien que comme pour tous les sujets, le conseil qui m'est donné, c'est l'immobilisme. On met la poussière sous le tapis (...) mais ce n'est pas ma conception des choses", a-t-il ajouté, affirmant que c'était là "un dossier difficile de plus" qu'il avait à traiter.

"L'Allemagne est notre principal partenaire et principal concurrent, notre voisin, l'Allemagne gagne des parts de marché. Mon objectif est clairement d'harmoniser les conditions de la compétition entre l'Allemagne et la France. Toute personne à ma place devrait avoir cet objectif, ce n'est pas une question d'idéologie", a-t-il souligné.

Il a également tenu à rappeler que pour l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard, "cet impôt était devenu si confiscatoire qu'il en avait prévu le plafonnement, et que M. (Dominique) de Villepin (également ancien Premier ministre) avait prévu un bouclier fiscal à 60%".

"J'ai considéré, parce que je crois que c'est juste, que nul dans notre pays ne devrait payer plus de 50% d'impôt sur ce qu'il a gagné. Ca me semble une règle assez compréhensible et de bons sens", a-t-il ajouté.

"Si vous gagnez beaucoup, vous payer 50% d'impôt, c'est beaucoup mais je préfère que ces 50% soient payés en France plutôt qu'à l'étranger", a-t-il redit.

"C'est dans ce cadre-là que j'ai demandé à François Baroin (ministre du Budget) et Christine Lagarde (Economie) de travailler sur la fiscalité du patrimoine", a-t-il également rappelé.