EDF détecte une anomalie de sûreté dans la moitié de ses centrales nucléaires en France

SÉCURITÉ uf centrales sur dix-neuf sont concernées...

T.S avec Reuters

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La centrale nucléaire de Tricastin, en septembre 2010.
La centrale nucléaire de Tricastin, en septembre 2010. — Claude Paris/AP/SIPA

EDF a décelé une anomalie dans la mesure du débit d'eau d'un système de sécurité de neuf centrales nucléaires en France pouvant avoir des conséquences sur la sûreté des installations, indique vendredi l'électricien dans une note publiée sur son site internet.

L'anomalie générique qui concerne tous les réacteurs de 900 mégawatts provient d'un manque de précision dans la mesure du débit du dispostif d'injection de sécurité. Ce dispositif qui se déclenche automatiquement en cas d'accident dans le circuit primaire permet d'injecter de l'eau massivement afin de refroidir le cœur du réacteur. L'incertitude dans la mesure est de l'ordre de 20%, écrit EDF, qui précise que, lors de la conception des centrales, l'incertitude de cette mesure n'était pas normalisée.

Niveau 1 sur 7 sur l’échelle des événements nucléaires

«Cet écart (...) a des conséquences potentielles sur la sûreté des installations des centrales concernées», peut-on lire dans la note. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), a classé cette anomalie au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires (Ines), qui culmine à sept.  Dès le 1er semestre 2011, de nouveaux instruments utilisant une technique par ultra-son seront testés sur un des sites concernés.

La France, qui produit 74% de son électricité à partir de l'énergie nucléaire, possède 58 réacteurs répartis dans 19 centrales.Les centrales concernées sont celles du Blayais (Gironde), du Bugey (Ain), de Chinon (Indre et Loire), de Cruas (Ardèche), de Dampierre (Loiret), de Fessenheim (Haut-Rhin), de Gravelines (Nord), de Saint-Laurent (Loir-et-Cher) et de Tricastin (Drôme et Vaucluse).