Zone euro: la reprise accélère en janvier grâce à l'Allemagne et la France

© 2011 AFP
— 

La croissance de l'activité dans la zone euro a accéléré en janvier et atteint son plus haut niveau depuis neuf mois, menée par l'Allemagne et la France, mais avec des signes d'amélioration dans les pays les plus fragiles, selon une deuxième estimation de l'indice PMI publiée jeudi.

L'indice des directeurs d'achats (PMI), qui synthétise l'activité dans l'industrie et les services, a progressé à 57 points, après 55,5 points en décembre, selon un communiqué de la société Markit qui le publie.

C'est plus que prévu dans une première estimation publiée fin janvier, qui donnait un indice à 56,3 points, soit un plus haut depuis seulement six mois.

L'indice PMI avait recommencé à augmenter en novembre, après avoir reculé pendant trois mois.

Un indice au-dessus du seuil de 50 points signale une progression de l'activité. Sa hausse montre que le rythme de cette progression accélère.

Par secteurs, l'indice a enregistré son plus haut niveau depuis cinq mois dans les services, à 55,9 points, contre 54,2 points en décembre.

C'est mieux que prévu dans une première estimation, qui donnait un indice à 55,2 points.

L'indice PMI manufacturier a quant à lui augmenté à 57,3 points contre 57,1 points en décembre.

Mais la croissance de l'activité dans le secteur privé de la zone euro reste "une reprise à deux vitesses", souligne Markit.

Les performances de l'Allemagne et de la France dépassent en effet largement celles des autres pays. L'activité connaît en Allemagne sa deuxième plus forte progression historique, tandis que la croissance atteint un plus haut de quatre mois en France.

Les pays dits de la "périphérie" montrent néanmoins aussi des signes d'amélioration. L'Irlande enregistre sa plus forte progression depuis août 2007 et le taux de croissance se redresse légèrement en Italie, tandis que les entreprises espagnoles signalent une stagnation de l'activité.

Cependant, cette amélioration des économies les plus fragiles se limite principalement à l'industrie manufacturière, indique le communiqué.

Les chiffres du mois de décembre "signalent le meilleur début d'année depuis trois ans", mais "le déséquilibre observé depuis plusieurs mois entre les tendances des différents pays reste préoccupant", a souligné Chris Williamson, chef économiste chez Markit.