Les opérateurs démentent l’accusation de cartel

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Les trois opérateurs ont annoncé leur intention de faire appel, hier. « L’échange d’informations n’était pas illicite », s’est défendu SFR. L’opérateur a catégoriquement démenti, de même qu’Orange, « un Yalta des parts de marché ». « Il y a eu une erreur d’interprétation sur les pièces saisies pendant l’enquête », a-t-il assuré. Par ailleurs, selon SFR, le prix moyen de la minute a diminué de 30 % entre 1999 et 2003. « Les forfaits ont été privilégiés par rapport aux cartes prépayées dans tous les pays européens », a-t-il ajouté, répondant à une des critiques du Conseil de la concurrence. Chez Orange aussi, on rappelle que les données échangées étaient communiquées aux marchés financiers et à l’Autorité de régulation des télécoms.

dumping Un des acteurs du marché reconnaît qu’à partir de 2000, les opérateurs ont voulu mettre un terme à un dumping ruineux. Dans la phase d’expansion de la téléphonie mobile, les opérateurs se sont livrés à une concurrence acharnée pour séduire les clients. Des remises trop généreuses sur les téléphones finissaient par les conduire à vendre à perte.