Obama sur le terrain après avoir appelé à innover pour rester compétitif

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Le président des Etats-Unis Barack Obama se rendait mercredi sur le terrain, au lendemain de son discours sur l'état de l'Union lors duquel il a souhaité que son pays investisse pour rester compétitif face aux puissances industrielles montantes.

Sur un modèle déjà rodé depuis un an et en particulier pendant la campagne électorale de l'automne, M. Obama devait s'envoler en milieu de matinée vers le Wisconsin (nord) pour visiter trois usines illustrant à point nommé les bienfaits autoproclamés de sa politique de relance économique.

A Manitowoc, à 300 km au nord de Chicago, M. Obama devait visiter une unité de production d'une entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables, puis une usine d'éoliennes, toutes deux en croissance, selon la Maison Blanche, grâce à de récentes incitations fiscales encourageant les sociétés à investir dans les énergies "vertes".

Dans la même région, le président devait aussi visiter une usine d'aluminium dont la direction prévoit d'augmenter de 30% le nombre de ses ouvriers en 2011.

Les succès de ces entreprises illustrent, selon la présidence, les aspirations de M. Obama à des Etats-Unis qui gagnent, "en innovant, en éduquant et en construisant mieux que le reste du monde", selon l'une des expressions-clé de son discours de mardi soir.

Le vice-président Joe Biden devait également être mis à contribution et visiter mercredi une usine de production de batteries électriques de haute technologie, destinées en particulier aux véhicules "verts" dans l'Indiana (centre).

Lors de son discours devant le Congrès mardi, M. Obama a affirmé que l'ordre économique mondial avait changé en une génération et appelé son pays à investir et à innover pour être à la hauteur du défi que représentent la mondialisation et la montée en puissance industrielle de pays comme la Chine et l'Inde.

"Oui, le monde a changé. La lutte pour les emplois est réelle. Mais cela ne doit pas nous décourager. Cela doit nous galvaniser", a déclaré le président, en appelant ses adversaires républicains à soutenir des investissements dans la recherche, l'enseignement et les infrastructures du XXIe siècle.

Mais les opposants du président, désormais majoritaires à la Chambre des représentants et dotés d'une minorité de blocage renforcée au Sénat, ont campé sur leurs positions et affirmé que c'était au secteur privé d'investir. Ils ont insisté sur la nécessité de couper dans les dépenses de l'Etat pour réduire les déficits et la dette.