Des entreprises françaises obligées de payer pour s'être entendues sur la rénovation de monuments

Avec Reuters

— 

L'Autorité française de la concurrence a infligé des amendes d'un total de près de dix millions d'euros à 14 entreprises pour le partage irrégulier de la quasi-totalité des marchés de restauration de monuments historiques dans trois régions entre 1997 et 2002. Ces sanctions concernent des marchés de restauration d'églises, de cathédrales, d'abbayes ou de châteaux dans les régions Basse-Normandie, Haute-Normandie et Picardie, précise mercredi l'Autorité dans un communiqué.

Cette procédure résulte d'une enquête pénale ouverte en 2007 sur les mêmes faits à Rouen et qui va se poursuivre en parallèle. L'enquête a mis au jour l'existence de «tables rondes» permettant aux sociétés de se répartir les chantiers selon des critères géographiques, après consultation de la programmation annuelle établie par la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Dix des vingt premières sociétés françaises du secteur ont pris part à ces ententes. Les prix des prestations auraient été majorées, du fait de ces ententes, d'environ 20%.