Taxe sur les transactions financières: Oxfam veut des "mesures concrètes"

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L'ONG Oxfam France a salué lundi l'engagement de Nicolas Sarkozy en faveur d'une taxe sur les transactions financières, tout en demandant au gouvernement des «propositions concrètes» avant la réunion des ministres des Finances du G20 les 18 et 19 février.

«Depuis la précédente déclaration sur le sujet, à New York en septembre 2010 lors du sommet des Nations unies sur les Objectifs du Millénaire pour le développement, le dossier avance peu», a souligné l'organisation non-gouvernementale dans un communiqué.

Taxe de 0,05%

Pour Oxfam, la France qui préside le G20 pour un an, doit désormais «présenter différentes options afin que la discussion s'engage sur le terrain technique». Elle rappelle qu'une taxe de 0,05% sur les transactions financières «pourrait générer 400 milliards de dollars par an».

«Le gouvernement français peut agir dès maintenant (...) en mettant en place une taxe sur les transactions financières au niveau national», a suggéré Luc Lamprière, directeur d'Oxfam France, cité dans le communiqué.

Nouvelles ressources

Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré lundi, lors d'une conférence de presse, que la France était favorable à une taxe sur les transactions financière, «la meilleure des formules», selon lui, pour trouver «de nouvelles ressources pour le développement».

L'idée de taxer les transactions financières, qui circulait déjà depuis plusieurs années sous le nom de taxe Tobin, est revenue sur le devant de la scène depuis la crise financière.

En Europe, l'Allemagne ou l'Autriche ont jusqu'ici défendu l'idée d'une telle taxe au seul niveau de l'Union européenne, mais un certain nombre de pays européens jugent qu'elle n'aurait pas de sens, car elle risquerait de provoquer une fuite des capitaux.

Aucun consensus n'existe non plus au niveau mondial en raison de l'opposition des pays émergents ou du Canada.