Renault: Le PDG de Renault maintient les accusations d'espionnage mais n'avance pas de preuves

STRATEGIE Après six mois d'enquête interne...

Gilles Wallon

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Carlos Ghosn, hier soir sur TF1.
Carlos Ghosn, hier soir sur TF1. — TF1

Chez Renault, on attend toujours avant de se dévoiler. Touché par une affaire d'espionnage industriel depuis le mois d'août dernier, le groupe n'a saisi la justice qu'au mois de janvier. Son PDG, Carlos Ghosn, a lui attendu ce week-end pour s'exprimer publiquement, avec deux interviews au JDD et sur TF1.

«Ce qui est visé, c'est notre stratégie dans la voiture électrique, assure-t-il. Nous sommes les seuls au monde à produire l'ensemble du système. Nous avons une avance mondiale sur tous nos concurrents.»

« Une avance mondiale »

Après une longue enquête interne, sans doute menée par un détective privé, trois cadres de haut niveau ont été licenciés pour espionnage. «Il fallait faire nous-même les premières recherches», justifie Carlos Ghosn, qui pense que «des informations sur le modèle économique de Renault» ont été volées.

L'affaire est désormais aux mains du contre-espionnage, qui devra débusquer les possibles commanditaires de ces vols. Les trois cadres visés par les accusations de Renault continuent de crier leur innocence. Hier, l'avocat de l'un d'entre eux a appelé Carlos Ghosn à fournir des preuves de sa culpabilité.