Les Français champions du monde de la carte de vœux virtuelle

INTERNET Une entreprise française domine le marché mondial...

Thibaut Schepman
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Capture d'écran du site de e-card Dromadaire.com.
Capture d'écran du site de e-card Dromadaire.com. — DR

Des bouteilles de champagne, ornées des chiffres 2011, dansent sur une reprise «jazz d'ascenseur» du tube Hit the road jack. Voilà le genre de clip que des millions de Français vont recevoir dans leur boîte mail samedi, premier janvier.

Depuis dix ans, les cartes de vœux électroniques, ou «e-card» ont pour beaucoup remplacé la traditionnelle lettre de vœux envoyée par courrier. Selon un sondage TNS Sofres pour CyberCartes.com, le numéro deux français de l’e-card, 14,5 millions de Français enverront une carte virtuelle pour les fêtes. C’est une exception française, puisque dans la plupart des autres pays, les vœux se font surtout par écrit. Les Français seront même 3 millions de plus que l'année dernière à souhaiter leurs voeux en ligne, soit un bond estimé de 23% en un an.

Surtout des femmes qui les envoient

Autre particularité française, l’envoi est totalement gratuit. «Nous sommes financés uniquement par la publicité, alors que les sites anglo-saxons demandent un abonnement payant», explique à 20minutes.fr Rafik Smati, PDG de Dromadaire.com, qui revendique 73% du marché français et se présente comme le leader mondial du secteur avec 20 millions de cartes - gratuites – envoyées.

Le secret de ce business? «Ce sont surtout des femmes qui envoient ces cartes puisqu’elles représentent 70% de nos visiteurs, et en particulier des femmes de plus de 35 ans. Or ce sont des cibles très recherchées par les annonceurs», confie Rafik Smati. De quoi financer une équipe de 43 personnes, et dégager un chiffre d’affaires annuel de 6 millions d’euros.

Les acteurs du secteur se tournent désormais vers les réseaux sociaux et les smartphones. Au menu des nouveautés 2011, on compte par exemple des cartes de vœux qui jouent avec l’interactivité de l’iPhone (on peut souffler ou gratter les cartes). Ne vous étonnez pas non plus de trouver, lors de votre prochaine connexion à votre réseau social préféré, un lutin à chapeau rouge vous chanter la bonne année sur un rythme endiablé. C’est l’autre pari des deux sites pour booster les envois de cartes virtuelles.