Le patron d'Air France-KLM met en cause ADP dans les difficultés de dégivrage

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Le directeur exécutif d'Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon, a déploré vendredi les difficultés d'approvisionnement en glycol, liquide nécessaire pour le dégivrage des avions, rencontrées par Aéroports de Paris (ADP) à Roissy, estimant que c'était "peu admissible".

"Il est surprenant et peu admissible qu'un aéroport tel que Roissy Charles de Gaulle ait ce problème d'approvisionnement. C'est un cas isolé en Europe", a-t-il déclaré à l'AFP.

Il a en outre affirmé que la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) avait demandé l'annulation de vols à Roissy vendredi en raison du manque de glycol.

M. Gourgeon a expliqué que les difficultés ont démarré jeudi après-midi.

"Il y a eu une baisse brutale de la capacité (de dégivrage des avions) de 30 à 10 à l'heure. Nous n'en avons pas été informés. Donc les avions ont continué à faire la queue. Finalement, ils ont dû faire demi-tour et nous avons dû débarquer des milliers de passagers. Hier, nous n'aurions pas dû avoir des annulations mais des retards liés au dégivrage", a-t-il ajouté.

"Ce qui est dommageable, c'est que nous ne l'ayons pas su à temps. Nous n'avons donc pas pu anticiper et nous n'avons pu que constater les problèmes", a-t-insisté.

Il a en outre indiqué qu'à Orly, le problème ne s'était pas posé car ADP ne gérait pas les stocks de glycol, les compagnies aériennes faisant appel à des prestataires.

M. Gourgeon a par ailleurs estimé que la majorité des passagers en souffrance vendredi soir devraient pourvoir voyager samedi avec le retour à la normal du trafic.

Vendredi soir, "il ne devrait pas y avoir trop de passagers étalés dans les aérogares. Nous avons trouvé des solutions d'hébergement à l'hôtel", a-t-il encore indiqué. Ceux qui le pouvaient ont été enfin invités à rentrer chez eux.