La fin de la prime à la casse va peser sur le secteur automobile et la croissance en 2011

ÉCONOMIE es professionnels du secteur sont pessimistes...

E.M.

— 

LEMAIRE / ZEPPELIN / SIPA

La prime à la casse disparaît définitivement le 31 décembre prochain. Une mauvaise nouvelle pour le secteur de l’automobile mais aussi pour l’ensemble de l’économie française.

Soutien des ventes

Ce coup de pouce de l’Etat a été instauré en décembre 2008 pour soutenir le secteur automobile, frappé de plein fouet par la crise économique. Et le dispositif a très bien rempli sa mission. 600.000 primes à la casse ont ainsi été versées en 2010, a indiqué  le ministère de l'Industrie.
 
Chez Citroën, 40% des voitures vendues cette année ont par exemple bénéficié de la mesure, a précisé une porte-parole à l'AFP, notamment les modèles C1 et C3. Le bonus «pousse les ventes au mois de décembre», a-t-elle encore ajouté.
 
Les constructeurs automobiles attendent donc avec anxiété la disparition de la prime. «Le marché automobile français va souffrir l’année prochaine» sans le bonus, expliquait ainsi le directeur général de Peugeot, Vincent Rambaud, à 20minutes.fr.

Poids sur la croissance
 
L’autre victime de cette disparition pourrait être la croissance. L’un de ses principaux moteurs, la consommation, a été en partie soutenu par le dispositif cette année.
 
Après un repli en octobre, les dépenses des ménages ont ainsi nettement augmenté en novembre grâce aux achats automobiles. Ils ont explosé de 14,9%, soit la plus forte hausse des achats de voitures enregistrée par l'Insee depuis juillet 1999.
 
Mais l’effet de la prime à la casse sur l’économie devrait encore se prolonger au premier trimestre 2011. Le gouvernement a annoncé qu’elle serait versée pour tout véhicule commandé jusqu'au 31 décembre et livré avant la fin du mois de mars.