Les prix sur les étiquettes restent stables en France

CONSOMMATION Ils n'ont augmenté que de 0,1% en novembre...

E.M. avec Reuters

— 

Illustration/ Un magasins de jouets parisien.
Illustration/ Un magasins de jouets parisien. — I. SIMON / SIPA

L’inflation reste contenue dans l’Hexagone. Les prix à la consommation ont augmenté de 0,1% en novembre sur un mois, selon l’Insee. Sur un an, la hausse est de 1,6%.

«Cette légère hausse des prix du mois de novembre provient à la fois de l'accroissement des prix des produits pétroliers et de l'augmentation, en partie saisonnière, des prix des produits alimentaires», explique l'Institut mardi dans un communiqué.

Hausse des prix de l’énergie

Les prix de l'énergie ont ainsi augmenté de 0,9% sur un mois et de 10% sur un an. Le coût du carburant est ainsi en hausse de 1,8 % en novembre et de11% sur un an.

>> Pourquoi les prix de l’essence augmentent, retrouvez le décryptage de 20minutes.fr

Pour les produits alimentaires, l’augmentation est de 0,5% par rapport à octobre et de 0,9% par rapport à novembre 2009, notamment en raison de la hausse saisonnière des prix des légumes frais (+5,2% sur un mois, +9,9% sur un an).

Parmi les baisses de prix notables de novembre figurent les services (-0,1% d'un mois sur l'autre), grâce à des diminutions de tarifs dans le tourisme (-7,7% pour les voyages tout compris) et dans les télécommunications (-1,0%), avec le lancement de nouveaux forfaits.

Aucun risque inflationniste

Les prix des produits manufacturés sont eux aussi orientés à la baisse: -0,2% par rapport à octobre et -0,1% sur un an. Un repli lié aux promotions dans l'habillement et la chaussure et à celle de l'automobile à l'approche de la fin de la prime à la casse.

Les étiquettes des produits phares de la saison des cadeaux de Noël reculent eux aussi: la baisse atteint 3,1% sur un mois pour les jeux et jouets, 1,6% pour les équipements audiovisuels et 0,9% pour le matériel informatique.

«Le risque inflationniste est aujourd'hui quasi-nul dans l'Hexagone», commente Alexander Law, chef économiste de Xerfi. «Notre principale préoccupation aujourd'hui est plutôt d'ordre déflationniste», précise-t-il.

Salaires mornes

Côté salaires, le ministère du Travail a affirmé lundi que le salaire mensuel de base avait augmenté de 0,3% au troisième trimestre. Sur un an, la progression est de 1,7% fin septembre, soit son plus bas niveau depuis 2000.

Le chiffre du troisième trimestre «représente un gain de salaire en euros constants de +0,2 point», a précisé la Dares, la division de la recherche et des statistiques du ministère.