Areva : "beaucoup de candidats" veulent nous rejoindre, selon un responsable

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"Beaucoup de candidats" veulent rejoindre Areva, "que ce soit des fonds privés, d'autres fonds souverains ou des industriels", a assuré lundi Alain-Pierre Raynaud, directeur financier du groupe nucléaire public qui accueillera bientôt le fonds souverain du Koweït à son capital.

Le conseil de surveillance d'Areva a approuvé samedi une augmentation de capital de 900 millions d'euros, apportés pour 600 millions par le fonds souverain du Koweit et pour 300 millions par l'Etat français.

Interrogé lors d'une conférence téléphonique sur les possibilités offertes à Areva de lever davantage d'argent, alors que le groupe espérait initialement réunir deux milliards d'euros, M. Raynaud a souligné que "beaucoup d'alternatives techniques" existaient pour y parvenir, telles que "l'augmentation du flottant" ou "l'appel à d'autres actionnaires".

"Il y a beaucoup de candidats pour nous rejoindre, que ce soit des fonds privés, d'autres fonds souverains ou des industriels", a-t-il poursuivi.

Toutefois "la discussion n'est pas nouée, elle est entre les mains de nos actionnaires mais aussi d'Areva, mais pour l'instant elle n'est pas à l'ordre du jour" a-t-il ajouté.

Interrogé sur une éventuelle montée d'EDF au capital d'Areva, dont l'électricien détient 2,4%, M. Raynaud a rappelé qu'Areva était "un des principaux fournisseurs d'EDF" et EDF "un des principaux clients d'Areva".

"Il est clair que le développement d'Areva se fait maintenant en dehors du marché national", a-t-il ajouté. "Parmi nos gros clients, il y a également de nombreux autres électriciens importants qui développent des projets nucléaires en Angleterre et ailleurs. Il est clair qu'il faut tenir compte de l'ensemble de ces équilibres", a-t-il conclu.

Sur Alstom ou Mitsubishi Heavy Industries, également cités dans la presse comme pouvant être intéressés par une entrée au capital d'Areva, M. Raynaud a simplement souligné que "pour l'instant, ces partenaires industriels (n'avaient) pas été retenus".

Interrogée sur une montée d'EDF au capital d'Areva, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a quant à elle déclaré dans Les Echos: "Pourquoi pas ? Ce n'est pas exclu, mais à vrai dire, je ne sais pas si c'est la meilleure solution".