Crise politique préjudiciable à la "crédibilité" financière, dit Berlusconi

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Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a mis en garde lundi contre l'impact d'une crise politique sur la "crédibilité" financière du pays en pleine crise de la zone euro, affirmant que son gouvernement avait redonné confiance aux marchés.

"L'Italie a été secouée par de sérieuses tensions concernant le coeur du système économique c'est-à-dire la crédibilité financière de l'Etat", a déclaré le Cavaliere au Sénat à la veille du vote décisif de motions de confiance au Parlement, soulignant que la stabilité financière du pays dépendait de ce vote.

"Le gouvernement, en assumant ses responsabilités, a acquis une réputation et une crédibilité sur les marchés" car il n'a pas cédé aux "sirènes" de la dépense publique, a-t-il affirmé

L'Italie a "la troisième dette publique du monde sans avoir la troisième économie du monde" et cette dette "l'exposait plus que les autres aux attaques spéculatives" mais "nous nous sommes battus et nous nous battons pour affirmer notre vitalité, la solidité réelle de notre économie" et "aujourd'hui notre dette publique n'est pas attaquée", a-t-il affirmé.

Dans un contexte de tensions sur les marchés, "l'Italie a besoin de tout sauf d'une crise" politique, a martelé M. Berlusconi.

L'Italie a fait les frais il y a deux semaines des craintes de contagion de la crise de la dette et ses taux obligataires ont bondi à un niveau record.

La Péninsule a une dette publique d'environ 1.800 milliards d'euros, l'une des plus élevées du monde. Elle devrait représenter 118,5% du PIB cette année, selon les prévisions du gouvernement.

Le Cavaliere s'exprimait à la veille d'une journée cruciale pour l'avenir de son gouvernement. Mardi, les deux assemblées voteront presque simultanément: la chambre haute une motion de soutien au gouvernement, la chambre basse deux motions de censure.