Neige: les flocons vont coûter cher à certains secteurs économiques

NEIGE La perte financière pourrait être très importante si l'hiver continue sur cette lancée...

Elsa Meyer

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Le périphérique parisien bloqué par la neige le 8 décembre 2010.
Le périphérique parisien bloqué par la neige le 8 décembre 2010. — WITT/SIPA

La neige qui s’abat sur une partie de la France pèse aussi sur les chiffres d’affaires. L'Ile-de-France a ainsi connu mercredi son plus fort épisode neigeux depuis 1987. Et plusieurs autres régions étaient touchées la semaine dernière.

Des flocons aux lourdes conséquences économiques pour certaines entreprises.

Les transports en ligne de mire

Entre les routes bloquées, les avions cloués au sol et les trains annulés, les transports sont le premier secteur concerné.  

La Fédération nationale des transports routiers (FNTR) estime ainsi perde 20 millions d’euros de chiffres d’affaires par jour en cas d’intempéries. «Un poids lourd réalise quotidiennement 850 euros de chiffres d’affaires en moyenne. Entre les véhicules bloqués mercredi, ceux qui n’ont pu sortir de l’entreprise et tous les camions qui ne pouvaient pas transiter par l’Ile-de-France, l’adition est salée», explique à 20minutes Nicolas Paulissen, délégué général adjoint de la FNTR.

Aéroport de Paris (ADP) de son coté n’est pas en mesure de chiffrer la perte financière. «Mais il est certain qu’il y a eu un manque à gagner puisque le trafic était limité. Nous avons donc perçu beaucoup moins de redevances par passager que nous paient les compagnies», précise-t-on à 20minutes.fr

Le BTP touché

Comme à chaque fois que la météo fait des siennes, le secteur du bâtiment est très touché par cette vague de froid.  Plusieurs chantiers ont dû s’arrêter.  «Le dispositif du chômage intempéries a été activé cette année plus tôt d'habitude», observe un porte-parole de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP). «Si l'hiver devait être encore rigoureux, avec des chutes de neige à répétition, ce serait une mauvaise nouvelle».

Interrogée par 20minutes.fr la semaine dernière, la Fédération française du bâtiment estimait avoir perdu plusieurs centaines de millions d’euros l’hier dernier à cause des intempéries.

Hiver rigoureux

Car les entreprises peuvent se remettre d’une journée de neige. Mais c’est quand il y en a beaucoup que ça pose problème. «La perte financière de mercredi n’est pas significative.  Nous allons de toute manière nous rattraper en partie les jours qui viennent avec le report du trafic», explique ADP.

«Les entreprises sont capables d’absorber un épisode neigeux comme celui de mercredi. Ce n’est cependant pas le premier alors que l’hiver ne vient que de commencer. Nous sortons en outre d’une crise économique difficile et d’une pénurie de carburants fin octobre. Nous sommes dans un secteur où les marges sont très faibles: dès qu’il y a des coûts supplémentaires en cascade, ça peut être dramatique», précise Nicolas Paulissen.