La crise de la zone euro au menu du treizième conseil des ministres franco-allemand

EUROPE La France veut afficher son unité avec l'Allemagne, critiquée pour sa gestion de la crise...

Elsa Meyer

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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, le 7 mai 2010 à Bruxelles.
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, le 7 mai 2010 à Bruxelles. — M. Euler/AP/SIPA

Pays européens et investisseurs vont observer avec attention le treizième conseil des ministres franco-allemand qui se tient ce vendredi à Fribourg.  En pleine crise de la zone euro, la France et l’Allemagne veulent afficher leur unité à une semaine du sommet européen des chefs d’Etat et de gouvernement.

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L’Allemagne, seule en Europe

Car les dirigeants européens n’arrivent pas à se mettre d’accord sur les mesures à prendre pour éviter une contagion de la crise grecque et irlandaise à d’autres pays fragiles comme la Portugal ou l’Espagne.

>> Pays par pays, pourquoi les marchés s’affolent, le point de 20minutes.fr

L’Allemagne notamment est accusée de faire cavalier seul. Elle s’oppose ainsi à l’augmentation du Fonds européen de stabilité financière (FESF), mis en place en mai dernier entre l’Europe et le FMI.

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La chancelière Angela Merkel souhaite également que les investisseurs privés mettent davantage la main au portefeuille en cas de crise de la dette d’un Etat. Mais nombre de ses partenaires européens y sont opposés.

Sommet européen

Réunis lundi, les ministres de Finances de la zone euro ont laissé le soin au sommet européen de Bruxelles la semaine prochaine de trouver un accord. Les Vingt-sept doivent ainsi annoncer les contours du mécanisme permanent de gestion de crise qui doit prendre le relais du FESF en 2013.

La France veut en tout cas montrer qu’elle est sur la même longueur d’ondes que l’Allemagne sur ces questions. L’Elysée a par exemple refusé une augmentation du FESF, alors même qu’elle y était favorable au départ.

Unité franco-allemande

Comme son voisin d’outre-Rhin, la France rejette aussi l’idée du président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, de créer des obligations européennes («E-Bonds») pour l’ensemble des pays de la zone euro. 

«Aujourd'hui, nous avons un dispositif qui a été agréé par l'ensemble des pays européens à l'Eurogroupe (...), un mécanisme permanent intergouvernemental de soutien en cas de crise qui fonctionne selon des règles précises», souligne l'Elysée. «Donc il n'y a pas lieu aujourd'hui de discuter de nouvelles propositions, alors même que nous venons de nous mettre d'accord sur un mécanisme permanent», ajoute-t-on de même source.