Le contentieux Siemens-Areva pourrait se régler au printemps

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Le groupe allemand Siemens espère résoudre au printemps prochain son contentieux avec le français Areva à propos de la fin de leur coopération dans les réacteurs nucléaires, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche du dossier.

Selon elle, les deux anciens partenaires devraient régler au printemps les trois principaux points de leur contentieux: le prix auquel le groupe français doit racheter à Siemens la part de 34% que celui-ci détient dans la filiale de réacteurs nucléaires Areva NP, la question d'une éventuelle rupture de contrat par l'une ou l'autre entreprise, et celle d'une clause de non-concurrence.

Un tribunal arbitral, la Chambre de commerce internationale, avait été saisi par Areva de la question du prix. Selon la presse allemande la valeur comptable de la part dans Areva NP serait de 2 milliards d'euros.

Un porte-parole de Siemens a décliné tout commentaire.

Siemens indique dans son rapport d'activité annuel, publié jeudi, "s'attendre à ce que le résultat de l'exercice 2011, entamé le 1er octobre, comprenne le produit de la cession de la part dans Areva NP."

Le groupe allemand a intérêt à résoudre rapidement son contentieux avec Areva, car de son issue dépend la concrétisation d'un projet de société commune avec le groupe public russe Rosatom.

Siemens avait annoncé en 2009 vouloir se désengager d'Areva NP afin de se tourner vers la Russie. Il avait pris cette décision en raison de l'opposition de l'Etat français à une prise participation directe au capital de la maison-mère Areva.

Siemens et Areva continuent toutefois à coopérer dans d'autres domaines.