A quel âge souscrire une assurance-vie?

Romain Gouloumès

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Billets de 50 euros.
Billets de 50 euros. — JAUBERT/SIPA

Indépendamment de sa fonction d’origine, reverser un capital à un proche au décès de l’assuré, l’assurance-vie a vu ses usages changer. Pour progressivement devenir un produit d'épargne à part entière. Avec pas moins de 22 millions de contrats, celui qui est aujourd’hui le placement favori des Français permet de préparer ses vieux jours tout en facilitant la transmission de son patrimoine.

Petit à petit, le capital fait son nid

Les conseillers en gestion du patrimoine et les banquiers s’accordent à dire qu’il n’y a pas d’âge pour souscrire à une assurance-vie. Le plus tôt sera le mieux. Sans forcément commencer gros. Quelques dizaines d’euros chaque mois peuvent suffire à se constituer progressivement un capital. Libre à l’épargnant d’augmenter le montant des versements par la suite. Si ses parents signent le contrat en son nom, un mineur peut également souscrire à une assurance-vie.

D’autres conseillers, prenant en compte le fait que les jeunes ont des revenus plus incertains que la moyenne, recommandent d’avoir déjà un pied dans sa résidence principale, avant de s’ajouter de nouveaux frais. Le retraité tirera d’autant plus bénéfice de son assurance-vie s’il n’a pas de loyer à payer.

Autre avantage d’une mise de départ précoce, le contrat, d’une durée convenue au préalable, révélera son régime fiscal plus tôt. Car ce dernier évolue au cours de la vie de l'assuré. Plus celui-ci retire tard les sommes placées, plus le régime devient intéressant.

Souscrire tôt et longtemps

Le temps devant lui, un jeune pourra prendre un peu plus de risques en choisissant un contrat en unités de comptes (actions, Sicav, obligations…), plutôt qu’un contrat en fonds euros, au capital garanti mais au plus faible rendement. La variable risque des placements en actions s’atténue si l’on parie sur le long terme. D’où l’utilité de souscrire tôt, et longtemps.

Un épargnant tardif aura plus de scrupule à s’aventurer dans ce type d’épargne et préférera privilégier la sécurité. C’est le comportement adopté par une majorité d’épargnants, dont la crise financière hante toujours les esprits. Rien n’empêche d’ouvrir deux contrats, l’un sécurisé, l’autre plus risqué.