Quel placement pour optimiser sa succession?

Romain Gouloumès

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Des seniors jouent aux cartes dans un club du troisième âge.
Des seniors jouent aux cartes dans un club du troisième âge. — GILE MICHEL/SIPA

Les épargnants ont les yeux braqués sur l’avenir. Cela peut être le leur, mais aussi celui d’un ou plusieurs proches. Réfléchir à la protection des siens et à la transmission de son patrimoine quand on est deux ou plus dans la famille, devient avec l’âge un souci quotidien.

Souplesse dans la transmission de patrimoine

Le succès de l’assurance vie ne se dément pas pour cette raison. Outil patrimonial par excellence, elle constitue toujours un allié privilégié pour préparer le passage de relais. L'assurance vie combine un placement fiscalement probant et une certaine souplesse dans la transmission de patrimoine.

A tout point de vue, ce type de contrat est le placement le plus adapté pour faire passer ses fonds à ceux que l'on souhaite privilégier au moment de son décès. A l’assuré, il offre la possibilité de valoriser un proche au-delà de ce à quoi il a normalement droit, voire de transmettre une part du capital à des personnes qui n’auraient peu ou aucun droit dans l’héritage.

Pour ne pas provoquer de guerres entre les héritiers directs et les autres bénéficiaires potentiels, la loi demande juste à ce que les primes versées ne soient pas exagérées.

Le capital ou la rente transmis au décès ne sont pas intégrés à la succession et bénéficient d’une fiscalité favorable. A l’instar des revenus, qui deviennent non imposables lorsque le contrat d’assurance-vie dépasse les 8 ans, les capitaux transmis au décès de l’assuré profitent d’une exonération conséquente de droits de succession.

Un abattement de 152.000 euros

Le capital construit avant le 70e anniversaire de l’assuré fait l’objet d’un abattement de 152.500 euros par bénéficiaire. L’assuré qui veut transmettre son épargne à trois personnes peut, de fait, leur léguer jusqu’à 456.000 euros sans impôts. Une taxe de 20% s’appliquera au-delà.

Passé les 70 ans de l'assuré, les abattements successoraux perdent de leur attrait mais pas de leur mordant: les primes sont imposées aux droits de succession, après un abattement de 30.500 euros. Les intérêts accumulés sont quant à eux exonérés.

Du coup, il est même conseillé de continuer à verser de grosses sommes, supérieures à l'abattement, sur son assurance-vie après ses 70 ans. La plus-value restera exonérée de toute façon.