Investir dans la pierre-papier (SCPI), un placement intéressant

Romain Gouloumès

— 

Les mises en chantier de logements en France ont reculé de 22,1% entre décembre 2008 et février 2009, comparé à la même période un an plus tôt, a annoncé mardi le ministère de l'Ecologie.
Les mises en chantier de logements en France ont reculé de 22,1% entre décembre 2008 et février 2009, comparé à la même période un an plus tôt, a annoncé mardi le ministère de l'Ecologie. — Mychèle Daniau AFP/Archives

Tout le monde ne peut pas se vanter d’avoir rapporté 6% en 2009, et presque autant l’année précédente. Les Sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) si. Le rendement des 130 SCPI sur le marché français varie entre 4 et plus de 9% par an. Et cela en dépit d'une crise qui s'éternise et tend à fragiliser l'immobilier d'entreprise.

Assurer ses arrières

La SCPI, c’est un peu la propriété foncière sans les inconvénients du propriétaire. Elle acquiert des immeubles qu’elle loue après coup comme habitation ou immobilier d’entreprise. La société est divisée en parts sociales, réparties entre les titulaires à hauteur de leur investissement.

Une part se vend entre 150 euros et plusieurs milliers d’euros et peut être achetée à crédit (ce qui peut se montrer très risqué). Ce système vaut pour son accessibilité aux petites bourses, de même que pour la sécurité qu’il confère au placement: le fait de détenir un patrimoine immobilier sur plusieurs biens permet aux propriétaires d’assurer leurs arrières.

En dehors des assemblées générales, ces derniers n’ont d’ailleurs rien, ou presque, à faire, la société assurant toute la gestion immobilière. Les locataires, l’encaissement et la paperasse, c’est un professionnel qui s’en charge. Après avoir déduit des loyers récupérés ses différents frais d’entretien de gestion (entre 6 et 10% tout de même), la SCPI redistribue le résultat aux porteurs de parts.

Les sous tombent, en règle générale, tous les trimestres. Ceux qui préparent leur retraite étudieront avec attention ce complément de ressources pour le moins aguicheur. Les SCPI qui investissent dans des locaux commerciaux rapporteront davantage, toutefois le logement au particulier est plus avantageux, fiscalement parlant.

Pas épargnées par la crise

Si elles n'étaient pas naturellement exposées aux fluctuations économique et immobilière, le tableau des SCPI aurait été proche de la perfection. Comme le reste, la crise ne les a pas épargnées. En 2008, la valeur des parts a baissé de 5%. Les épargnants ont accusé le coup.

La faible liquidité des SCPI, considérée comme leur plus gros défaut, a alors joué quelques vilains tours aux détenteurs de parts qui ont essayé de les revendre, sans succès, pendant plusieurs mois. Encore aujourd’hui, la demande locative et les prix, en repli dans l’immobilier d’entreprise, font souffrir les SCPI spécialisées dans cette branche. Seul avantage, la baisse des prix permet aux gérants de réaliser de meilleures affaires qu’auparavant.