Le PEA, un bon plan fiscal

EPARGNE Le Plan d’épargne en actions n’est pas hyper pratique mais il permet d’alléger la feuille d’impôts…

Romain Gouloumès

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Les craintes sur une "guerre des monnaies" étaient plus vives que jamais mercredi à la veille du sommet du G20 à Séoul, les principaux pays de la planète critiquant vertement les Etats-Unis, accusés de menacer l'équilibre économique mondial en favorisant la faiblesse du dollar.
Les craintes sur une "guerre des monnaies" étaient plus vives que jamais mercredi à la veille du sommet du G20 à Séoul, les principaux pays de la planète critiquant vertement les Etats-Unis, accusés de menacer l'équilibre économique mondial en favorisant la faiblesse du dollar. — Pedro Armestre AFP/Archives

Plus contraignant que le compte-titre, avec lequel il a de nombreux points communs, le Plan d’épargne en actions bénéficie d’une fiscalité avantageuse. C’est d’ailleurs l’attrait premier du PEA, créé en 1992 pour rendre l’investissement boursier plus accessible aux particuliers. Sous certaines conditions, notamment de durée de détention, les revenus et les plus values enregistrées dessus sont très faiblement imposées.

Un bel outil de défiscalisation

Ouvert pour une durée minimale de huit ans, le PEA de type bancaire (il existe aussi un PEA assurance moins répandu) peut accueillir toutes sortes de titres du marché boursier français et européen, sous réserve d’éligibilité. Afin de limiter les risques de moins-values, l’épargnant peut panacher, ou organiser son portefeuille selon son profil d’investisseur. La rémunération du PEA dépendra de celle des actions qui le composent. Ses titres peuvent bien sûr être revendus à tout moment.

Les fonds investis et récoltés sur un PEA sont libres mais tout retrait effectué sur le compte avant le huitième anniversaire du PEA entraîne sa clôture. En revanche, si l’épargnant ferme son PEA après plus de cinq ans d’existence, la totalité des plus values devient non-imposable et n’est soumise qu’aux prélèvements sociaux. Un bel outil de défiscalisation! Le PEA gagne encore en souplesse avec l’âge.

Aux huit ans du plan, l’épargnant peut choisir de le clore avec une fiscalité optimum, de procéder à des retraits partiels, ce qui interdit cependant tout nouveau versement, ou continuer à faire vivre son PEA comme il l’entend. Il est également possible d’obtenir une rente viagère, exonéré à son tour.

Aucun montant minimum n’est demandé à l’ouverture du compte. L’épargnant peut donc commencer petit, pour faire vieillir son PEA, puis, quand l’occasion financière se présente, garnir un peu plus son PEA.

Résultat, l’épargnant tirera au mieux profit des conditions fiscales d’un PEA arrivé à maturité. Cerise sur le gâteau, le détenteur d’un PEA bénéficie chaque année d’un crédit d’impôt équivalent à la moitié des dividendes obtenus, plafonné à 115 euros et au double pour un couple.