L'Irlande ne sollicite pas d'aide de l'UE ou du FMI

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Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a réaffirmé lundi que son pays, en proie à un déficit budgétaire colossal, ne sollicitera pas d'aide financière de l'Union européenne ou du Fonds monétaire international (FMI).
Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a réaffirmé lundi que son pays, en proie à un déficit budgétaire colossal, ne sollicitera pas d'aide financière de l'Union européenne ou du Fonds monétaire international (FMI). — Peter Muhly AFP

Le Premier ministre irlandais Brian Cowen a réaffirmé lundi que son pays, en proie à un déficit budgétaire colossal, ne sollicitera pas d'aide financière de l'Union européenne ou du Fonds monétaire international (FMI).

"L'Irlande ne sollicitera aucune aide financière parce que nous sommes totalement financés jusqu'au milieu de l'année prochaine", a-t-il déclaré à la radio publique RTE, alors que les partenaires européens s'alarment d'une contagion de la crise budgétaire du pays au reste de la zone euro.

Il a admis qu'il y avait eu beaucoup d'inquiétudes au sein de la zone euro sur les conditions de marché et sur le niveau élevé des taux des obligations, mais que la situation s'était apaisée lundi.

"Nous sommes en discussion avec nos partenaires sur la meilleure façon de solidifier la stabilité financière et bancaire", a-t-il expliqué.

Il a précisé qu'il ne s'attendait pas à devoir trouver un accord sur une aide financière dans les deux prochains jours, où les ministres des Finances de la zone euro doivent se réunir. "Nous sommes en discussions constructives avec nos partenaires", a-t-il dit.

Interrogé sur les possibles problèmes de financement des banques du pays, dont les bilans ont été affectés par l'éclatement de la bulle immobilière, M. Cowen a indiqué que la Banque centrale européenne continuait à satisfaire leurs exigences de liquidités à tout moment.

L'Irlande a vu les taux sur sa dette souveraine s'envoler la semaine dernière à des niveaux sans précédent, les investisseurs privés se délestant de leurs obligations irlandaises par crainte que le pays n'arrive pas à juguler son déficit abyssal. Celui-ci devrait culminer à 32% du Produit intérieur brut (PIB) cette année à cause du renflouage des banques du pays.