Profiter de la sortie de crise boursière reste risqué

EPARGNE A en croire les profits annoncés par les banques, on a tendance à imaginer que les cours flambent de nouveau. Prudence, car la sortie de crise s’annonce agitée...

Romain Gouloumès

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La Bourse de Paris évoluait en baisse lundi dans les premiers échanges (-0,61%) dans un contexte de tension sur les dettes souveraines en zone euro liée à la situation financière de l'Irlande.
La Bourse de Paris évoluait en baisse lundi dans les premiers échanges (-0,61%) dans un contexte de tension sur les dettes souveraines en zone euro liée à la situation financière de l'Irlande. — Eric Piermont AFP/Archives

De la tôle ondulée. C’est l’image utilisée par certains experts et gestionnaires professionnels en produits de bourse pour décrire l’année en cours, qu’on annonçait il y a quelques semaines comme celle du renouveau. Il en est ainsi depuis trois ans. Difficile de savoir où, du sommet ou du creux, la bourse se situe actuellement. Prévoir où elle sera demain, n’en est que plus délicat.

La tendance boursière reste donc incertaine en cette année 2010. A certains égards, elle fera difficilement aussi bien qu’en 2009. A d’autres, elle donne le sentiment qu’une reprise plutôt mollassonne s’installe. La chute des taux d’intérêt, leur probable remontée future, et l’inflation, dont le retour se confirme, viennent ajouter à la confusion. Avec tout ça, le petit épargnant ne sait plus trop où il met les pieds.

Placer à l’international et varier les secteurs

BTP, immobilier, agroalimentaire, banques et télécoms restent les secteurs qui canalisent et continueront de canaliser les liquidités en bourse. Une évidence, plus qu’une certitude. Dans un contexte aussi volatile, entre les investisseurs et la bourse, la confiance n’est pas pleinement rétablie. Pour autant, 2010 n’est pas une année plus mauvaise qu’une autre pour se lancer. Prudemment, c’est même le moment idéal. Sortie de crise aidant, le portefeuille de l’épargnant malin devrait se remplumer dans les tout prochains mois.

Comparativement à d’autres formes de placement financier, les actions génèrent du risque et demandent du temps mais leur rendement est sans commune mesure... A ce jeu, ceux qui diviseront leur capital en actions, obligations, Sicav (sociétés d’investissement à capital variable) et Fonds communs de placement, triés sur le volet, multiplieront leurs chances de sortir gagnant.

Les professionnels du secteur préconisent de placer à l’international, et de varier les secteurs. Si la reprise doit venir, elle passera nécessairement par là.