Remaniement: Christine Lagarde est toujours incontournable

ECONOMIE La ministre garde son poste pour la fin du quinquennat...

Elsa Meyer

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F.DUFOUR / AFP

Christine Lagarde garde les rênes de Bercy. Comme dix de ses collègues, la ministre de l’Economie a été reconduite à son poste dimanche, à l’issue du remaniement gouvernemental.

Et elle ne devrait pas chômer d’ici l’élection présidentielle de 2012. Au programme notamment: la réforme de la fiscalité du patrimoine et la présidence française du G20.  

Solidité et professionnalisme

La ministre a affirmée lundi sur France Info que le nouveau gouvernement était «totalement révolutionnaire». «Le principe de la révolution c'est que vous faites un tour complet à 360°. Il faut de la solidité, du professionnalisme, il n'y a pas de place pour l'improvisation. Nous sommes dans une période de sortie de crise dont les effets se font encore sentir», a-t-elle expliqué pour justifier un remaniement a minima.  

Christine Lagarde est revenue sur son bilan de ces six derniers mois, entre la réforme du crédit à la consommation et le budget 2011, mais a admis qu’elle avait encore «beaucoup de travail à faire» pour le reste du quinquennat.

Croissance de 2%

Premier dossier sur la table: la reprise économique. Interrogée sur les objectifs du gouvernement de 2% de croissance l’année prochaine, la ministre «reste désespérément optimiste».

«Pour 2011, on entre avec un élan de croissance et on a fait plusieurs réformes pour libérer des forces productives,  a souligné Christine Lagarde pour justifier un optimiste que tout le monde ne partage pas.

Réforme de la fiscalité

Christine Lagarde, et le ministre du Budget François Baroin, devront aussi mettre en place la réforme de la fiscalité annoncée par Nicolas Sarkozy pour juin 2011.

«Nous avons à retravailler toutes les questions fiscales, en particulier dans une perspective de convergence avec l’Allemagne», a-t-elle indiqué.

Sur la question de l’avenir du bouclier fiscal et de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF), la ministre est «favorable à un régime fiscal qui soit de nature à encourager la localisation sur le territoire français et l’investissement mais qui ne pèse pas trop lourdement sur le travail».

«Il faut par ailleurs que nous ayons une justice fiscale qui permette à chacun de contribuer au bien commun», a-t-elle affirmé.

Présidence du G20

Autre dossier sur la table pour Bercy: la présidence française du G20 qui a commencé le 12 novembre dernier.

Nicolas Sarkozy a présenté la semaine dernière ses objectifs, notamment la mise en place «d'un nouveau mode de gouvernance mondiale», a répété lundi Christine Lagarde.

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