La hausse des impôts est «inévitable»

FINANCES C'est Jean Arthuis, président centriste de la commission des Finances du Sénat, qui le dit...

Avec Reuters

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no-caption — JDD/SIPA

Le projet de budget 2011 que les sénateurs s'apprêtent à examiner ne reflète pas la rigueur budgétaire promise par le gouvernement et une augmentation de la fiscalité est inévitable, estime Jean Arthuis, le président centriste de la commission des Finances du Sénat, dans un entretien au Journal du dimanche.

Jeudi, la commission des Finances du Sénat a souligné l'important écart entre les promesses du gouvernement en matière de réduction des dépenses et la réalité. «J'entends le gouvernement dire que le déficit public passera de 7,7% à 6% du PIB en 2011 et qu'il s'agit d'un effort sans précédent. Il ne faut pas se payer de mots», fait remarquer Jean Arthuis.

«La réduction du déficit de l'Etat s'explique pour l'essentiel par la fin des mesures de relance, du Grand Emprunt et de la réforme de la taxe professionnelle. L'effort proprement dit reste très modeste.» Le centriste juge donc «inévitable» une hausse de la fiscalité.

Augmenter la CRDS

«Il faudra augmenter la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale - NDLR) et instituer un taux intermédiaire de TVA entre 10% et 12% dans la restauration et le bâtiment», précise-t-il.

«Pour la justice, il faut donner le coup de grâce à l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune - NDLR) et au bouclier fiscal, en compensant la perte de recettes par une tranche d'impôt sur le revenu à 45%, un relèvement des impôts sur les plus-values ainsi que des droits de succession, pour financer notamment la dépendance et le cinquième risque.»