La Bourse de New York a fini en petite hausse alors que les deux événements très attendus, les élections de mi-mandat et la réunion de la Fed, se sont conclus sans surprise majeure: le Dow Jones a gagné 0,24% pour finir à son plus haut niveau depuis deux ans, et le Nasdaq 0,27%.
La Bourse de New York a fini en petite hausse alors que les deux événements très attendus, les élections de mi-mandat et la réunion de la Fed, se sont conclus sans surprise majeure: le Dow Jones a gagné 0,24% pour finir à son plus haut niveau depuis deux ans, et le Nasdaq 0,27%. — Timothy A. Clary AFP/Archives

Économie

Wall Street hésite mais se hisse au plus haut depuis deux ans après la Fed

La Bourse de New York a fini en petite hausse alors que les deux ...

La Bourse de New York a fini en petite hausse alors que les deux événements très attendus, les élections de mi-mandat et la réunion de la Fed, se sont conclus sans surprise majeure: le Dow Jones a gagné 0,24% pour finir à son plus haut niveau depuis deux ans, et le Nasdaq 0,27%.

Selon les chiffres définitifs de clôture, le Dow Jones Industrial Average a engrangé 26,41 points à 11.215,13 points. C'est son plus haut niveau atteint à la cloche depuis la mi-septembre 2008.

Le Nasdaq, à dominante technologique, a progressé de son côté de 6,75 points à 2.540,27 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 s'est adjugé 0,37% (4,39 points) à 1.197,96 points.

"Ni l'actualité politique ni les annonces de la Fed n'ont réservé de surprise monumentale, il n'y a donc pas eu d'impact majeur sur le marché", a expliqué Hugh Johnson, de Hugh Johnson Advisors.

Le marché a mis du temps à digérer les annonces de la banque centrale américaine en début d'après-midi. Après avoir fait du surplace dans la matinée, un accès de nervosité dans un volume d'échanges peu étoffé avait envoyé les indices dans le rouge.

La Fed a décidé d'ouvrir les vannes du crédit, comme attendu, en annonçant son intention d'injecter 600 milliards de dollars dans le circuit économique pour soutenir la reprise et les prix.

Le montant un peu supérieur aux attentes a d'abord fait remonter les indices, avant une vague de ventes devant l'absence d'informations nouvelles par rapport à celles qui circulaient parmi les opérateurs, puis une stabilisation du marché.

"La seule nouvelle quelque peu positive, ou inattendue, a été le discours conciliant du président Obama sur la politique du gouvernement, indiquant qu'il était prêt à coopérer avec les républicains à la Chambre des représentants sur la question des impôts et autres sujets", a indiqué Hugh Johnson.

Le camp républicain s'est emparé de la Chambre mais n'est pas parvenu à décrocher le Sénat, "un résultat attendu", a souligné Gregori Volokhine, de Meeschaert New York, et globalement considéré comme favorable aux affaires.

Le marché se tournait maintenant vers le prochain grand rendez-vous de la semaine, les chiffres de l'emploi vendredi.

A ce titre, le rapport sur l'emploi privé publié par le cabinet ADP s'est révélé encourageant, avec 43.000 créations nettes d'emplois. Autre indicateur, l'indice ISM a montré une accélération de l'activité du secteur des services.

Côté entreprise, les ventes du deuxième constructeur automobile, Ford (+5,20% à 15,18 dollars), ont bondi de 19,2% sur un an en octobre à 157.935 unités, ralentissant toutefois par rapport à la progression de 46% enregistrée un an plus tôt.

Android, conçu par Google (+0,74% à 620,18 dollars) a été le seul des grands systèmes d'exploitation pour téléphones multifonctions à augmenter sa part de marché parmi l'ensemble des appareils utilisés aux Etats-Unis durant l'été, selon le cabinet ComScore, et pourrait s'adjuger prochainement la deuxième place.

Le groupe de médias Time Warner (-1,05% à 32,07 dollars) a mieux résisté que prévu au troisième trimestre avec un bénéfice en repli de 21%, et a relevé ses prévisions de bénéfice par action pour 2010. Toutefois son chiffre d'affaires s'est révélé inférieur aux attentes.

L'éditeur de jeux vidéos Electronic Arts (-4,32% à 15,50 dollars) a réduit de moitié sa perte nette sur un an au deuxième trimestre de son exercice décalé, mais a avancé des prévisions décevantes pour le trimestre en cours.

Le marché obligataire est reparti à la baisse après l'annonce de la Fed. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est monté à 2,619% contre 2,594% mardi soir, et celui du bon à 30 ans à 4,063% contre 3,934% la veille.

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