Le pétrole au plus haut depuis six mois après la Fed et les stocks aux USA

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Les prix du pétrole sont montés à leur plus haut niveau depuis six mois mercredi à New York, en raison des nouvelles mesures monétaires de la banque centrale américaine et d'une chute des stocks de produits raffinés aux Etats-Unis.
Les prix du pétrole sont montés à leur plus haut niveau depuis six mois mercredi à New York, en raison des nouvelles mesures monétaires de la banque centrale américaine et d'une chute des stocks de produits raffinés aux Etats-Unis. — AFP/KEER-MCGEE/Archives

Les prix du pétrole sont montés à leur plus haut niveau depuis six mois mercredi à New York, en raison des nouvelles mesures monétaires de la banque centrale américaine et d'une chute des stocks de produits raffinés aux Etats-Unis.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a terminé à 84,69 dollars, en hausse de 79 cents par rapport à la veille.

Il a touché en séance 85,36 dollars, un niveau plus vu depuis début mai, et accumule plus de trois dollars de gains sur les trois dernières séances.

"Les cours ont évolué en territoire positif toute la journée, en attendant le communiqué de la Réserve fédérale" (Fed), a constaté Matt Smith, de Summit Energy.

A une quinzaine de minutes de la fin de séance à la criée à New York, la banque centrale a annoncé qu'elle allait injecter 600 milliards de dollars dans l'économie d'ici à fin juin 2011.

"Les cours ont progressé en réaction", a relevé Matt Smith.

Ces mesures, qui reviennent à créer de la monnaie, "affaiblissent le dollar", tirant les cours du brut, vendu en monnaie américaine, vers le haut, a-t-il expliqué. "Cela montre aussi que la Fed essaye toujours de stimuler l'économie, même si cela montre aussi que la situation économique n'est pas bonne".

Les cours avaient déjà bondi brièvement après la diffusion des statistiques hebdomadaires sur les stocks pétroliers américains.

Les stocks de brut ont pourtant augmenté de 2 millions de barils la semaine dernière, plus que prévu, ce qui les porte à leur plus haut niveau en 20 ans. mais ceux d'essence ont chuté de 2,7 millions de barils et ceux de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) de 3,6 millions de barils, en raison d'une baisse des cadences des raffineries.