Grèves: la préfecture de Loire-Atlantique craint les conséquences économiques

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Le préfet de Loire-Atlantique, inquiet des conséquences économiques de la pénurie de carburant et des manifestations lors du conflit sur les retraites, a remobilisé mercredi le système d'aide aux entreprises instauré lors de la crise économique de 2008.
Le préfet de Loire-Atlantique, inquiet des conséquences économiques de la pénurie de carburant et des manifestations lors du conflit sur les retraites, a remobilisé mercredi le système d'aide aux entreprises instauré lors de la crise économique de 2008. — Frank Perry AFP/Archives

Le préfet de Loire-Atlantique, inquiet des conséquences économiques de la pénurie de carburant et des manifestations lors du conflit sur les retraites, a remobilisé mercredi le système d'aide aux entreprises instauré lors de la crise économique de 2008.

"Nous conservons intacts les dispositifs que la crise économique d'octobre 2008 nous a amenés à mettre en place", a déclaré le préfet, Jean Daubigny, lors d'une conférence de presse. Il a incité les entreprises rencontrant des difficultés à se rapprocher des services de l'Etat pour être renseignées et orientées.

Il s'agit notamment d'information sur les possibilités de prise en charge de chômage partiel, de médiation de crédit, d'études des dossiers par l'administration fiscale ou l'URSSAF, en tenant compte du contexte. Le préfet a indiqué que sept entreprises de BTP du département avaient fait une demande de chômage partiel.

Avec le blocage de la raffinerie et du dépôt de carburant de Donges, la Loire-Atlantique a été l'un des départements les plus touchés, au point que les services de l'Etat ont reconnu que, le 18 octobre, 96% des stations-service étaient touchées à des degrés divers (panne sèche ou difficultés d'approvisionnement partielle).

Le directeur général de la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes Saint-Nazaire, Christian Le Cornec, a insisté pour sa part sur la perte de chiffre d'affaires occasionnée par les manifestations, la grève des éboueurs ou le manque de carburant aux commerces des centre-ville, tandis que le commerce rural de proximité n'avaient pas trop souffert.

Selon une étude, réalisée par mail par le personnel de la CCI la semaine du 25 octobre auprès de 4.000 entreprises, 90% des 344 entreprises ayant répondu se sont déclarées touchées "d'une manière ou d'une autre" par le conflit et 68% ont déclaré avoir eu un effet négatif sur leur chiffre d'affaires.

Quelque 10% des entreprises se sont déclarées déjà en difficulté et 44% prévoient une baisse des résultats en 2010, tandis que 31% estiment que cela n'aura pas d'effet.