Renvoi d'EDF pour espionnage de Greenpeace : Yannick Jadot est "satisfait"

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L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, s'est dit mercredi "satisfait" par le renvoi d'EDF et de deux anciens responsables de sa sécurité en correctionnelle à Nanterre, accusé d'avoir espionné l'organisation de protection de l'environnement.
L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, s'est dit mercredi "satisfait" par le renvoi d'EDF et de deux anciens responsables de sa sécurité en correctionnelle à Nanterre, accusé d'avoir espionné l'organisation de protection de l'environnement. — Bertrand Guay AFP/Archives

L'ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, Yannick Jadot, s'est dit mercredi "satisfait" par le renvoi d'EDF et de deux anciens responsables de sa sécurité en correctionnelle à Nanterre, accusé d'avoir espionné l'organisation de protection de l'environnement.

"Je suis satisfait par cette décision. Ce que j'attends désormais du procès, c'est l'identification de la chaîne de responsabilité qui a pu conduire une entreprise publique à des actions illégales d'espionnage", a déclaré le député européen (Europe Ecologie).

"J'ai toujours considéré que cet espionnage relevait d'une politique délibérée d'EDF et décidée, selon moi, au plus haut niveau. Comme le nuage de Tchernobyl ne s'est pas arrêté aux frontières de la France, le piratage ne s'est pas arrêté aux portes de la direction d'EDF", a-t-il estimé.

EDF et deux anciens responsables de la sécurité du groupe, mis en examen en 2009 pour "complicité et recel d'intrusion frauduleuse informatique" au préjudice de Yannick Jadot, ont été renvoyés le 15 octobre devant le tribunal correctionnel de Nanterre.

Il est reproché aux deux ex-responsables, Pierre François et Pascal Durieux, d'avoir fait pirater l'ordinateur du dirigeant écologiste en 2006 afin de recueillir des renseignements sur les activités de l'organisation non gouvernementale, connue pour ses positions anti-nucléaires.

EDF s'est très vite désolidarisée de ses anciens employés, se disant "victime" des agissements de la société Kargus Consultants, coupable à ses yeux d'avoir dépassé le cadre d'un contrat signé en 2006, qui stipulait simplement une "veille" des actions menées par les écologistes.

"Je souhaite rappeler qu'à l'époque, Greenpeace tentait de rendre publiques les informations concernant la vulnérabilité des centrales nucléaires françaises, et en particulier du réacteur EPR à un attentat de type 11 septembre", a précisé M. Jadot.

Yannick Jadot a quitté son poste de directeur des campagnes de Greenpeace France en septembre 2008, avant d'être élu en juin 2009 député européen.