Chine: une visite d'Etat synonyme de gros contrats

ECONOMIE Total, Areva et Airbus devraient signer de juteux partenariats...

E.M.

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Nicolas Sarkozy et le président chinois Hu Jintao à Shanghai (Chine), le 28 avril 2010.
Nicolas Sarkozy et le président chinois Hu Jintao à Shanghai (Chine), le 28 avril 2010. — Michel Euler/AP/SIPA

Le président chinois, Hu Jintao, arrive jeudi à Paris pour une visite d’Etat de deux jours. Les industriels français se frottent les mains: Areva, Airbus et Total devraient signer de juteux contrats.

Nouveaux partenariats

Hu Jintao a réaffirmé mercredi dans un entretien au journal Le Figaro qu’il souhaitait renforcer les liens commerciaux entre la France et la Chine. Il veut ainsi faire progresser «la coopération traditionnelle que représentent l'électronucléaire et l'aéronautique» mais aussi développer de nouveaux partenariats dans «les secteurs de l'économie d'énergie, de l'environnement, des technologies de l'information, des industries haut de gamme, des nouvelles énergies et des nouveaux matériaux», a-t-il affirmé.

Des paroles qui devraient être suivies d’effets rapidement.

Total et Areva

Selon des informations publiées mercredi par le journal La Tribune, Total s’apprête ainsi à remporter un contrat de 2 à 3 milliards d'euros pour construire une usine de gazéification de charbon en association avec le groupe énergétique chinois CPI.

Dans le domaine de l’énergie, Areva serait aussi sur le point d’annoncer un contrat de trois milliards d'euros avec l'électricien chinois, CGNPC, selon le journal Les Echos de mardi. Le groupe français s’engagerait à lui fournir  20.000 tonnes d'uranium sur dix ans. Autre enjeu pour Areva : l‘avancée des négociations pour la commande de deux réacteurs EPR supplémentaires.

Commandes d’avions

Airbus devrait enfin aussi profiter de cette visite d’Etat. Le groupe a annoncé mercredi la signature d’un contrat de trente A320Airbus avec BOC Aviation, filiale de Bank of China. La livraison de ces appareils s'échelonnera entre 2012 et 2015.

Mais selon Reuters, les compagnies aériennes chinoises pourraient  commander une centaine d’appareil au total pour au moins 10 milliards de dollars.  Dassault Aviation serait aussi en négociation avec la Chine pour une plus grande coopération dans les avions d'affaires, précise l’agence.