Les prix de l'ancienflambent en France

gilles wallon

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Les prix de l'immobilier ancien s'envolent, presque partout en France. En un an, ils ont bondi de 6 %, selon une étude Notaires-Insee publiée hier. Les appartements parisiens (+ 9,8 %) et les maisons des Hauts-de-Seine (+ 18 %) connaissent les hausses les plus spectaculaires. Mais dans toutes les grandes villes, les tarifs augmentent. Pour deux raisons : les taux d'intérêt sont bas (entre 3 et 3,5 %), et l'achat d'un bien reste une valeur refuge en temps de crise. En dix ans, les prix de l'ancien ont augmenté… de 100 % en France.

2 400 € en moyenne
Le prix moyen du m2 en province (2 400 €) cache de fortes disparités. Nice et Lyon sont les plus onéreuses, Saint-Etienne et Clermont-Ferrand font partie des moins chères. Les prix ont même baissé à Caen. A Rennes, où beaucoup de logements ont été construits, les prix se sont assagis. Paris est hors concours : 6 700 € le m2 en moyenne. « En 2011, on peut s'attendre à de nouvelles hausses, mais moins fortes, sauf à Paris », note Pierre Bazaille, président de l'Institut notarial de l'immobilier, qui relève un nouveau phénomène. « Certains quartiers de Toulouse, Grenoble ou Bordeaux connaissent les mêmes évolutions de prix que Paris intra-muros avec des zones très recherchées, où les biens sont rares. »