Dubaï: les prix de l'immobilier vont encore baisser

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Le milliardaire saoudien Walid ben Talal a prédit que les prix de l'immobilier en déclin à Dubaï allaient encore baisser au cours des prochaines années et toucher le fond avant le début d'une reprise car l'offre est toujours surabondante.
Le milliardaire saoudien Walid ben Talal a prédit que les prix de l'immobilier en déclin à Dubaï allaient encore baisser au cours des prochaines années et toucher le fond avant le début d'une reprise car l'offre est toujours surabondante. — Marwan Naamani AFP/Archives

Le milliardaire saoudien Walid ben Talal a prédit que les prix de l'immobilier en déclin à Dubaï allaient encore baisser au cours des prochaines années et toucher le fond avant le début d'une reprise car l'offre est toujours surabondante.

"De nouveaux immeubles font leur apparition. Je pense qu'on n'a pas touché le fond dans l'immobilier (à Dubaï), cela va prendre plusieurs années", a estimé le prince Walid dans un entretien avec le magazine en ligne Arabian Business publié jeudi.

"On n'en est pas encore là car il va y avoir plus d'offre encore", a ajouté le prince Walid, un neveu du roi Abdallah d'Arabie saoudite, dans un entretien à paraître dans son intégralité dimanche.

"Les prix doivent considérablement baisser pour "équilibrer l'offre et la demande", a ajouté le prince Walid, classé 19è sur la liste Forbes des hommes les plus riches du monde, avec une fortune estimée à 19,4 milliards de dollars.

"De nombreux propriétaires maintiennent leurs anciens prix. Quelqu'un va devoir franchir le pas. Le prix doit baisser, considérablement. C'est l'offre et la demande -- ce n'est pas sorcier", a-t-il ajouté.

Les prix des logements ont baissé de plus de moitié par rapport au pic enregistré en 2008, à la suite de la crise financière mondiale.

L'Autorité en charge du secteur de l'immobilier, la Real Estate Regulatory Authority (RERA), a annoncé l'annulation de 480 projets immobiliers mais de nombreux promoteurs ont poursuivi le travail sur des projets déjà entamés, ajoutant de nouvelles unités sur un marché saturé.

Dubaï, qui n'a pas de ressources pétrolières significatives comme la capitale des Emirats arabes unis, Abou Dhabi, a été durement touché par la crise financière à l'automne 2008 et la bulle immobilière, spéculative, s'était brutalement dégonflée.

Le Fonds monétaire international a estimé la dette de Dubaï à 109 milliards de dollars dans un rapport en février, mais selon certains analystes elle s'élèverait à 170 milliards.