PSA Peugeot Citroën demande à Molex de respecter ses engagements en France

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PSA Peugeot Citroën a contacté le groupe américain Molex, avec qui il travaille indirectement, pour lui demander de respecter les engagements pris envers son usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), a indiqué jeudi son directeur des achats Yannick Bezard.
PSA Peugeot Citroën a contacté le groupe américain Molex, avec qui il travaille indirectement, pour lui demander de respecter les engagements pris envers son usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), a indiqué jeudi son directeur des achats Yannick Bezard. — Remy Gabalda AFP/Archives

PSA Peugeot Citroën a contacté le groupe américain Molex, avec qui il travaille indirectement, pour lui demander de respecter les engagements pris envers son usine de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), a indiqué jeudi son directeur des achats Yannick Bezard.

"On est en contact avec Molex aux USA", a déclaré M. Bezard à l'AFP. Le constructeur automobile français veut faire comprendre à Molex "qu'ils ont pris des engagements, qu'il y a des lois en France et qu'ils doivent régler le litige le plus vite possible", a-t-il expliqué.

"Molex n'est pas un fournisseur direct de PSA, c'est un fournisseur de deuxième rang qui livre des sociétés qui elles sont nos fournisseurs", a rappelé M. Bezard. "A priori, on n'a pas à intervenir dans des relations qui vont au-delà de nos relations directes, là c'est un cas un peu exceptionnel", a-t-il fait valoir.

Le président de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, a contacté jeudi le ministre de l'Industrie Christian Estrosi pour lui dire qu'"il a donné instruction au directeur des achats pour qu'il entre en contact avec Molex", a précisé un porte-parole du groupe.

M. Estrosi a demandé mercredi au groupe privé PSA Peugeot Citroën et à Renault, dont l'Etat détient 15%, de cesser de travailler avec Molex.

Ce dernier avait annoncé à la mi-octobre qu'en réponse à l'action engagée aux prud'hommes par près de 200 salariés du site de Villemur (Haute-Garonne), il allait cesser de financer le plan social de son usine française, fermée en 2009, s'attirant l'ire du gouvernement et des syndicats.

Dix-neuf représentants du personnel, licenciés six mois plus tard que le reste des 283 salariés de l'usine, et encore en congé de reclassement jusqu'en janvier 2011, sont les principales victimes de cette décision.

La vice-présidente de Molex Ana Rodriguez s'était étonnée mercredi que "le gouvernement français interfère dans nos relations commerciales".