Ces secteurs économiques qui souffrent de la grève

ECONOMIE Routiers, BTP et commerçants s'inquiètent de l'impact sur leur chiffre d'affaires...

Elsa Meyer

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Un serveur dans un restaurant à Montpellier en mars 2009.
Un serveur dans un restaurant à Montpellier en mars 2009. — DAMOURETTE/SIPA

La mobilisation contre la réforme des retraites se poursuit. Les raffineries sont bloquées, une partie des trains et des avions à l’arrêt et une septième journée d’action se prépare.

L’impact de la grève sur la croissance française sera limité. Mais nombre de secteurs économiques risquent de voir leur chiffre d’affaires impacté. 

Entreprises touchées par la grève

Il y a d’abord les entreprises dont l’activité est directement touchée par la mobilisation.

La SNCF estime ainsi perdre 20 millions d’euros par jour de grève. Du côté d’Air France, les avions cloués au sol entraînent un manque à gagner de 5 millions d’euros par jour, soit 25 millions d’euros depuis le début du mouvement, d’après de informations publiées jeudi par La Tribune.

Avec la pénurie de carburant dans certaines régions, les professionnels de la route sont aussi touchés. «Plusieurs de nos entreprises sont en rupture d'approvisionnement et ne peuvent plus assurer les services», a fait savoir le président de la Fédération des Entreprises de transport et logistique de France (TLF), Philippe Grillot à l'AFP.

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Ralentissement de l’activité

Mais entre les salariés qui ne peuvent se rendre au travail, les problèmes de livraisons et l’impossibilité de certains consommateurs à se déplacer, une majorité d’entreprises subit les conséquences de la grève.

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La restauration, l’hôtellerie, les commerces de détail ou les loisirs voient ainsi leur chiffre d’affaires pénalisé dès qu’il y a un ralentissement de l’activité.

Dans les magasins de prêt-à-porter, «nous avons à le fois des problèmes de livraisons mais aussi d’accessibilité pour les Français. Tout dépend cependant de l’implantation géographique. Il va falloir suivre l’évolution dans les jours qui viennent mais il y aura une perte financière», explique à 20minutes.fr Jean-Marc Génis, président de la Fédération de l’habillement.

Car cette activité perdue ne se rattrapera pas. «Nous approchons des vacances et sommes en période de mi-saison. Si les gens n’ont pas acheté aujourd’hui parce qu’ils n’ont pas trouvé leur taille ou n’ont pas pu venir, ils n’achèteront pas demain», déplore-t-il.

Le BTP concerné

Autre secteur qui pâtit de plus en plus des grèves: le BTP. Le président de la Fédération nationale des Travaux publics (FNTP), Patrick Bernasconi, s'est inquiété mardi «de la paralysie progressive de l’activité des entreprises du secteur, suite aux blocages des raffineries».

Les entreprises qui construisent les routes sont ainsi les premières touchées car elles utilisent du «bitume produit exclusivement en raffineries», a-t-il rappelé. Mais l’ensemble du BTP est concerné. Faute de carburants, les ouvriers ne peuvent souvent se rendre sur les chantiers et les matériaux ne sont pas livrés.