L'économie clôt la saison 2010 des Nobel

RÉCOMPENSE e prix est décerné ce lundi...

E.M. avec AFP

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Après la médecine, la littérature et la paix, le prix Nobel d’économie (lire encadré) est décerné ce lundi. Habituel pré carré des Etats-Unis, la concurrence s’annonce rude avec une liste de prétendants particulièrement longue.

Hasar du calendrier, Maurice Allais, seul lauréat français du prix Nobel d'économie, en 1988, est décédé samedi à l'âge de 99 ans.

Etats-Unis

Les Américains sont une nouvelle fois les grands favoris dans cette catégorie pour succéder à leurs compatriotes Oliver Williamson et Elinor Ostrom, première femme nobélisée de la discipline.

Une victoire qui leur permettrait de se remettre d’une saison des Nobel décevante: les Etats-Unis n’ont jamais été aussi peu récompensés depuis 1991.

Les favoris

Le duo Richard Thaler et Robert Shiller, théoriciens des comportements souvent irrationnels sur les marchés financiers, ainsi que leurs compatriotes Martin Weitzman et William Nordhaus, spécialistes des conséquences économiques du réchauffement climatique, pourraient bien emporter la mise.

Même si sa théorie des marchés efficients a été remise en cause avec la crise, Eugene Fama, éternel favori de la libérale Université de Chicago, est aussi évoqué.

Les spécialistes de la croissance Paul Romer, Dale Jorgenson ou Robert Barro, le statisticien Lars Hansen ou l'expert du travail Kevin Murphy sont également évoqués.

Internationaliser le palmarès

Il faut remonter à 1999 pour retrouver, avec le Canadien Robert Mundell, un prix Nobel d'économie qui ne venait pas tout droit des Etats-Unis.

Si le comité souhaitait internationaliser un peu le palmarès, le Français Jean Tirole (théorie des contrats), l'Autrichien Ernst Fehr, spécialiste de l'économie comportementale, ou encore l'Italien Alberto Alesina et le duo nippo-britannique Nobuhiro Koyutaki/John Moore sont de solides concurrents.

Le prix Nobel d’Economie n’a en fait jamais existé. Non prévu dans le testament du philanthrope suédois, il est officiellement dénommé «prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel».

Décerné depuis 1969 et financé par la banque centrale suédoise, il fonctionne néanmoins comme les autres prix avec un comité et une dotation de 10 millions de couronnes (1,1 million d'euros).