Des salariés du secteur manifestent au Mondial de l'Automobile à Paris

AUTOMOBILE La CGT a appelé les salariés à se mobiliser pour défendre emplois, salaires et retraites...

E.M. avec AFP

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Des salariés du secteur manifestent à l'appel de la CGT au Mondial de l'automobile à Paris le 8 octobre 2010.
Des salariés du secteur manifestent à l'appel de la CGT au Mondial de l'automobile à Paris le 8 octobre 2010. — FACELLY/SIPA

Des centaines de salariés du secteur se sont invités vendredi au Mondial de l’Automobile à Paris, à l’appel de la CGT-Métallurgie et de la CGT-Chimie.

L’objectif: faire le même coup d’éclat qu’en 2008 pour défendre «les emplois, les salaires et les retraites».

«Visiter» le salon

Les salariés de constructeurs et d'équimentiers (Renault, PSA, Michelin, Goodyear Amiens, Faurecia ou encore Cooper-Standard), ont défilé en direction de la porte de Versailles. Quelques salariés de Valéo et Audi avaient aussi fait le chemin depuis la Belgique.

Les manifestants ont ensuite été autorisés à entrer à l'intérieur du salon pour le «visiter», selon le mot du directeur technique du Mondial, Jean-François Imbert.

«Il est de tradition qu'ils puissent visiter le Mondial puisque ce sont des ouvriers qui travaillent dans l'industrie automobile. Jusqu'à présent, cela s'est toujours bien passé», a-t-il expliqué à l'AFP. Il a précisé avoir négocié, en amont, «avec la CGT pour organiser» leur venue.

«Ras-le-bol»

Avant de pénétrer dans le Palais des expositions, l’organisation syndicale a appelé à «respecter l'outil de travail» et à faire preuve de «responsabilité». Munis des fameux drapeaux rouges du syndicat, les salariés ont parcouru les allées du salon devant des visiteurs surpris par l'agitation et le bruit.

Le responsable CGT de l'usine Goodyear à Amiens, Mickaël Wamen, a expliqué qu'il en avait «ras le bol de voir des bagnoles ultra-modernes fabriquées partout sauf en France alors que les voitures made in France, c'est faisable».

Après une année noire en 2009, le secteur automobile reprend doucement des couleurs. La production mondiale de véhicules devrait retrouver cette année son niveau de 2008, autour de 71 millions d'unités, contre 62 millions l'an dernier, selon la Fédération des équipementiers automobiles français.

Fermetures d'usines

Au gré de la restructuration de la filière, des fermetures d'usines interviennent encore, comme celle de Cooper-Standart (fabrication de joints) à Bolbec, près du Havre, où 316 emplois doivent disparaître en mars 2011.

C’est la deuxième fois que la CGT organise ce type d’événement au moment du Mondial de l’Automobile. Le 10 septembre 2008, l’appel à la mobilisation avait rencontré un vif succès: entre 2.400 (selon la police) et 6.000 (selon le syndicat) salariés du secteur avaient fait le déplacement jusqu’à la porte de Versailles.