Retraites: Le gouvernement espère faire voter au Sénat le passage à 62 ans avant la mobilisation de mardi

E.M. avec AFP

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Le Sénat a imprimé sa marque sur la réforme pénitentiaire qu'il a adopté vendredi, en enrichissant notablement un texte qui vise à mettre les conditions de vie dans les prisons françaises, vivement décriées, au diapason des normes européennes.
Le Sénat a imprimé sa marque sur la réforme pénitentiaire qu'il a adopté vendredi, en enrichissant notablement un texte qui vise à mettre les conditions de vie dans les prisons françaises, vivement décriées, au diapason des normes européennes. — Jacques Demarthon AFP/archives

Journées cruciales pour le projet de loi sur les retraites. Le Sénat va continuer vendredi l'examen du cœur de la réforme: le report de l'âge légal de départ de 60 à 62 ans. Ce point controversé devrait être voté avant la nouvelle journée de mobilisation du mardi 12 octobre.

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Le début de l'examen de ces mesures d'âge a été avancé à jeudi, alors qu'il devait avoir lieu plus tard. «Autant se donner du temps sur les articles les plus importants pour les Français», s'est justifié le ministre du Travail Eric Woerth.

Retarder le vote

Le Sénat doit ainsi siéger toute la journée de vendredi, puis dans la nuit de vendredi à samedi, ainsi que lundi. Mais les sénateurs de l’opposition continuent de critiquer la mesure et espèrent retarder le vote jusqu’à mardi prochain. Une source du groupe PS indiquait cependant jeudi que cela serait difficile.

«S'attaquer à l'âge légal de la retraite est une posture idéologique. Votre réforme est injuste et inefficace», a lancé jeudi soir le sénateur Guy Fischer (PCF). «La mobilisation sera d'autant plus forte si vous nous forcez à voter ces deux articles», a prévenu un autre intervenant.

Fin octobre

Selon Raymond Soubie, conseiller social du président de la République, le projet de réforme des retraites devrait être définitivement adopté au Sénat «quelque part vers le 20-23 octobre», a-t-il indiqué vendredi sur RTL.

«Il y aura après la commission mixte paritaire» (CMP), instance composée de 7 députés et 7 sénateurs chargée de trouver un texte de compromis entre l'Assemblée et le Sénat, «et le Conseil constitutionnel», qui doit examiner la conformité du la loi à la Constitution, a-t-il précisé.