la ratp en grève reconductible

delphine bancaud et Gilles wallon

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Un quai du RER B, géré par la RATP.
Un quai du RER B, géré par la RATP. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Le mouvement de contestation va-t-il se radicaliser ? Hier, pour protester contre le projet de réforme des retraites, le syndicat majoritaire à la RATP, la CGT, a déposé un préavis de grève illimitée. Celle-ci devrait commencer mardi prochain, le 12 octobre, qui est aussi la prochaine journée de manifestation nationale. Avec cette décision, la CGT-RATP rejoint les branches les plus radicales au sein de l'entreprise, FO et SUD.
Au-delà de la Régie des transports parisiens, les regards sont braqués sur la SNCF. Les syndicats de cheminots décideront demain s'ils souhaitent aussi radicaliser le mouvement. Faisant planer le spectre d'un blocage généralisé du pays, comme lors des grèves de 1995. Déjà contre une réforme des retraites.

« Campé sur son intransigeance »
Alors que le projet de loi arrive aujourd'hui au Sénat, la grogne sociale ne faiblit pas. D'autant que pour les syndicats, la manifestation de samedi s'est avérée être un nouveau succès, avec trois millions de personnes dans les cortèges (900 000, selon la police). « Le gouvernement reste campé sur son intransigeance », a regretté hier l'intersyndicale dans un communiqué.
Pour autant, elle n'a pas (encore) appelé à la grève générale. Le mot d'ordre reste toujours une mobilisation massive dans les rues, le 12 octobre. Mais Bernard Thibault (CGT) et François Chérèque (CFDT) ont déjà mis en garde le gouvernement. « Dans certains secteurs, les salariés sont disponibles pour des grèves qui ne se limiteront pas à 24 heures. » Pour eux, « le calendrier se resserre » : les sénateurs doivent voter le texte dans deux semaines.